histoire familiale de cuisine

Publié le par JAK

Ce matin j’ai refait le cake de ma grand-mère

 

100 de beurre

100 de sucre

100 de farine

2 œufs

60 Raisins secs

Zeste citron

½ Sachet levure

Cognac

 

Au préalable j’ai lavé et séché les raisins secs en les saupoudrant de farine pour qu’ils ne tombent pas au fond.

 

J’ai tamisé la farine cela rend plus facile le travail.

 

J’ai mélangé à la fourchette, beurre et sucre, et rajouté les raisins.

 

Ensuite les 2 jaunes d’œufs un par un, -produit des poules familiales - couleur irremplaçable garantie sans colorant :) - 

Puis un peu de zeste de citron – si je n ai pas de citrons sous la main, je mets 4 à 5 gouttes d’huile essentielle de citron)

 

Ensuite j ai ajouté :

 

Le cognac : une cuillère a café,

 

Puis

 

La farine tamisée, en pluie

 

Et j’ai terminé avec les blancs des cocos battus en neige.

 

Et alors j’ai versé ma préparation dans mon vieux moule à cake un peu ébréché

 

Cuisson four moyen une heure à surveiller suivant le four.

Plusieurs matins garantis de petit déjeuner avec un bon café……

 

 

Et en me remémorant ma grand-mère, a resurgi, son fameux « pâté » aux pommes reinettes

 

Je n’ai jamais pu refaire cette préparation. Il me semble qu’il n’y avait que de la farine.

 

Il était si bon ce pâté, nous attendant bien sagement emmitouflé dans un véritable torchon en lin, étalé sur une feuille de papier kraft. Comme il n’y avait pas de frigo, en attendant il était posé sur le poêle ancien (éteint bien entendu) trônant dans la pièce qui faisait office de tout.

 

La salive allait bon train en patientant pour le « quatre heure », et la saveur ressentie lorsque nous le dévorions reste à jamais inimitable. Notre madeleine à nous, n’est-pas Monsieur Proust ?

 

Il faut aussi que je parle des quenelles de maman.

 

J’admirais sa dextérité.

 

Elle avait fait chauffer de l’eau salée agrémenté de beurre.

Lorsque le liquide était à l’ébullition, elle versait la farine d'un seul coup hors du feu et mélangeait vigoureusement. Avec une adresse inouïe qui m’époustouflait

 

Elle faisait cuire alors 5 mn à feu doux, en remuant toujours avec célérité et adresse, pour dessécher la pâte

 

Elle retirait la casserole du feu et incorporait les œufs un à un en mélangeant entre chaque œuf vigoureusement

Parfois elle faisait des variantes.

 

-Les jours de grande abondance, les dimanches ou jours de fête, elle ajoutait de la chair blanche de poisson-

 

Son Maurice, notre père, avait l’art de pêcher des poissons (dont j’ai oublié le nom), fades et largement agrémentés d’arêtes, elle les décortiquait avec patience et rajoutait la chair à ses quenelles.

 

Puis elle façonnait ses quenelles et les pochait dans une casserole d’eau frémissante jusqu'à ce qu'elles remontent à la surface,

 

Ensuite elle accommodait une sauce différente, béchamel, tomates, et nous savourions avec délices … il n’y avait pas de restes !

 

J ai essayé de les refaire pour mes petits enfants, mais la l’adresse n’était pas au rendez vous, surtout quant à la présentation, et au moment de servir, déçue j’annonçais à mes affamés

 

Voici des quenelles ratées !

Mais j’étais récompensé lorsqu’ultérieurement je leur demandais :

Que voulez vous que je vous prépare pour le repas aujourd’hui ?

Elles me répondaient en chœur

Des quenelles ratées mamy.

 

 

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bongopinot 12/05/2015 20:44

excellent mais j'ai faim et moi tu m'invites quand pour manger Des quenelles ratées JAK ?

Bises à toi et à tes si mignonnes petites filles :-D

jak 13/05/2015 14:55

Vrai de vrai si tu étais la porte à côté je serais ravie de te les faire gouter :). Bizzzz