Le pain de maitre LUBRON
Ces gracieux grains d’épeautre battus par l’archaïque fléau
Ont été affinés sur la meule ancienne du minotier des Beaux.
Et cette belle farine qu’à dos d’âne il apporte
Sera bonne à pétriravec vigueur. Puis le pâton sur la porte
Du four, sur un linge, restera au repos : il l’aura bien mérité.
Alors il développera, dans une chaleur suave, des enzymes magnifiés
Et laissera éclater ses bulles pour la fermentation.
Doucement il cuira sur des pierres, dans un beau four à bois
Et le vieux boulanger épiera, possédé par la fièvre de son fournil
La fougue voluptueuse, la montée crescendo de sa belle « créature »
Et lorsqu’ elle apparaîtra brunie, répandant ses arômes,
Cette miche sensuelle, s’offrant à notre envie.
Sera si délectable que jamais ne s’en oubliera le crouton.
Jusqu’au bout, Maitre Lubron sera son fidèlecompagnon
Esclave amoureux du fournil, de façon quasi irrationnelle
On le devinera comblé d’offrir cette antique nourriture charnelle,
croûton
pétrir
compagnon
enzyme
fléau
fermentation
meule
pâton
fournil
farine
JAK pour skriban 31 03 2014 blog
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