Chronique D’une Grillade générale
Ce matin, j’ai ouvert la porte et je suis tombée nez à nez avec l’opération poulet rôti.
Pas un souffle, sans ombrelle : directement la peau qui crépite.
Même les moineaux hésitaient entre chanter ou se mettre en brochette.
c'est dire si eux aussi avaient perdu la tête!
À midi, l’ambiance a basculé en été turbo four.
Le genre de moment où on pourrait cuire des lasagnes sur le capot de sa voiture en huit minutes, chrono en main.
Vers la fin de l’après‑midi, j’ai tenté une sortie.
Erreur stratégique.
Le monde extérieur était passé en mode
sèche-linge permanent :
ça tourne , ça se retourne et c'est prêt pour l’étendage.
le ciel en surchauffe programmée clignotait comme un four micro‑ondes
surement il cherchait le bouton “OFF”, mais qu’il avait oublié le mode d’emploi
Là-haut, la grande rôtissoire céleste tournait la planète sur ses broches ,
avec l’élégance évaporée d’un chef qui oublie qu’on n’est pas des poulets
♫☼♫☼♫
J’ai chaud, mes neurones s’agitent comme des pop‑corn,
mais je ne vais pas me plaindre :
je suis allongée sur le divan, le ventilo à fond la caisse,
en mode prince, du courant d’air.
Oui, il y a plus malheureux que moi.
Certains vivent la canicule sans ventilo,
sans divan, et surtout
et surtout sans mon don inné
pour râler avec ténacité
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