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LE PARLER GAGA

par JAK

publié dans Ecrire


pour les amateurs de textes Gaga (Stéphanois)
Aujourd’hui, jusqu’au Pilat, et par la coursière,  
la Jarjille  est allée ramasser des airelles.
Tout près de la Jasserie, elle tournait comme 
une fiarde pour en trouver.
Ses arpions en compote lui faisait mal elle les a plongés 
dans la boutasse
et  elle grabottait dans la flaque :
 Elle n’avait pas besoin de cabelot, elle s’était mise à croupetons
C’était cafi de têtards, et en voyant 
 ces têtards elle se rappela que les siens étaient par là.
Beauseigne, pôvre d’elle, elle avait dû amener ses garagnats,
 et eusses, ces sacrés mâtrus, courataient sur la varenne
pour appincher  les cacos de merlettes et pour les gober avec un quignon de pain : ils préféraient ça aux bugnes qu’elle leur mitonnait
Même le coissou, cette quinarelle,  pourtant souvent pichorgne,
   s’en était tout  machuré

A toujours courir, ils étaient tout écorpillés ,
 de vrais garagnas !  de francs gandous quoi ! 
Pas le temps de faire une pranière avec eux.

Comme il n’y avait plus d’airelles, elle se rabattit
 sur les pialousses ! 
son homme de la manu en ferait 
une piquette et ca ferait passer 
les matefaims un peu lourding.

Justement, jabassions en de son homme, 
miladzeu,  un vrai moulachique ,
 un pagnot pur sang…

Tiens, y serait pas venu avec elle des fois ? 
Non,  il était  encore niat, et, en ce moment 
 y courate certainement avec la gambelle  du quartier :

ils pitanchent souvent  ensemble, tandis qu’elle,
 la Jarjille, garde les mioches. 
Il rentrera à point d’heure encore ce soir !

Pauvre Jarjille, c’est vrai qu’elle jappîle
 un peu à tort et à travers, un peu babielle quoi,
 mais y en a pas deux pareilles pour fricauder les godiveaux !

Ce n’est en tout cas pas une farasse, ses pièces  n’ont rien d’une gandouse. !
De plus elle est économe et déprofite rien,
 ni nourriture ni habits. 

Il en a de la chance son manuchard !

On ne la voit jamais évanlée.. 

Et malgré son alluré ébouillée, à cause de 
ses nombreux piozous  achetés,
‘(La pilule c’est pas pour elle..), 
elle n’est jamais dépenaillée,
 pas la moindre catolle sur son tablier !
C’est pas une sampiane.
 Elle ne se poutringue pas comme la poutrasse de son mari !

Pourtant aujourd’hui elle broge, elle a la macle.

Fini de minater avec son manuchard.
Elle va s’interver pour le divorce,
 et vu que cette  jambe d’herse s’occupe 
d’elle que pour   lui faire des mioches,
elle s’en va trouver  un baveux pour la représenter
 au tribunal d’où qu’on divorce…

Sur, elle s’oubliera pas demain matin 
pour partir vers la Place du Palais de Justice !

Passé un temps, elle l’aurait pas fait,
 mais c’est décidé elle va y prendre peine
et s’en occuper sérieusement,
elle ne va pas pâtir pour s’en charger, 
tirez pas peine !

Elle se relève, redresse ses luches ,
 secoue ses fruches 
et appelle ses pillous, et les voila qu’y débaroulent
 jusqu'à Sainté

Non mais des fois on la prendra plus pour une nioche !

le 24 4 2013 R de G
Texte écrit par Jakepistolaire alias Jacqueline Pitiot tous droits réservés












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Légende présumée de la Dombes

par JAK

publié dans Conte

Conte

Autrefois dans la forêt enchantée des Dombes vivait un vieil homme aux oreilles pointues, 
et au nez crochu, avec de grandes oreilles .
Il était aux aguets de tous les bruits  du bocage, et vivait chichement des noisettes
  délaissées par les écureuils.
Il avait une fille, aux cheveux d’or, la plus belle de la contrée.
Mais il voulait la garder pour lui, pensant que dans ses plus vieux jours, 
elle saurait apaiser sa douleur, en le soignant avec les plantes féériques de la forêt

Mais la belle Violette en avait décidé autrement.
 Elle caracolait à longueur de journée sur son cheval blanc pour enfin 
trouver un fiancé, à  l’insu de son père.

Mais le vieil homme, perclus de rhumatismes finit, 
en réfléchissant,  par se relier à cette idée.
Il prit les devants pour tout  arranger à sa manière…
 et formulât quatre conditions.
Bien qu’il fut vieux et d’apparence misérable,  c’était un sorcier aux pouvoirs fantastiques.
D’un coup de fouet magique, il rameutât tous les jeunes gens de la contrée susceptibles 
de devenir un fiancé  convenable pour sa fille Violette.
Les jeunes gens se pressèrent à l’orée de la forêt enchantée.
Le vieillard en éliminât un grand nombre, seuls quatre  jouvenceaux
 à la frimousse joviale, sveltes et malins restèrent en lice.

La première condition fut ainsi formulée :

L’étang miraculeux, rempli de carpes devait être vidé,
 afin d’assurer  au vieillard sa subsistance pendant plusieurs années.

Les concurrents s’attelèrent à la tache, mais l’un craignait l’eau, 
il dû abandonner, les trois autres s’entraidèrent,
 parvinrent à vider l’étang, et mirent  les carpes à saler, 
ce qui procurât une bonne réserve au vieillard, qui fut ravi.

La première condition, était remplie. Il en restait trois autres et…. trois concurrents.
Alors la deuxième condition fut annoncée :

Des herbes magiques pullulaient dans la forêt, mais une seule en était la Reine, 
assurant santé, bonheur, à ceux qui la consommait…
cependant, elle était presque introuvable, cachée parmi les hautes herbes.
Nos trois compères se consultèrent, décidés encore une fois à se prêter main forte.
 L’un d’entre eux était allergique aux pollens, et le nez au ras des herbes 
le faisait tousser à en perdre haleine, il dû lui aussi renoncer…

Les deux autres y  passèrent la journée, s’aidant d’une loupe-luciole qui les éclairait
 dans ces herbes hautes et folles. 
Ils réussirent à extirper plusieurs setiers  de cette Royale herbe,
 qu’ils firent sécher,  ce qui procurât un bon approvisionnement au vieillard, il en fut ravi.

La deuxième était remplie. Il en restait deux autres et…. Deux  concurrents
Le vieillard annonçât la troisième condition

Alors les concurrents se séparèrent… Pour remplir cette  troisième  condition..

Il fallait pour celle-ci, Savoir jouer de la Flute de Pan
Car le vieillard malicieux, aimait la musique
 qui l’endormait si bien le soir au fonds des bois….

Mais comment trouver un tel instrument aux fins fonds des Dombes
 quand on n’est pas péruvien ?
Le moins astucieux, maladroit de ces mains, ne sût comment s’y prendre…
 Il dû lui aussi renoncer.

Le plus dégourdi coupa de beaux roseaux de longueurs différentes,
 qu’il réunit en les liant avec une liane souple,
 et comme il avait quelques notes de musique dans la tête,
 il jouât au vieillard une charmante gavotte, 
  et lui remis entre ses mains noueuses,ce gentil firlinfeu qu'il venait de créer.
Le vieil ensorceleur savait en effet en jouer et cela lui
  procurât de  l’allégresse  , il en  fut aussitôt ravi.

La troisième était remplie. Il en restait qu’une autre et…. Un seul  concurrent
Mais il ne savait pas ce qui l’attendait pour cette dernière condition !

Cette contrée était réputée pour ses chevaux pur sang, qu’on nommait cheval de Bresse,
En ce temps là,  ils étaient des chevaux indomptables !

Aussi la condition sine qua non fut implacable :
 ce dernier challenger devait être capable de trouver un cheval, de couleur blanche, 
et de le dresser, afin de l’offrir à la jolie future fiancée.

Le pauvre garçon armé d’un lasso parti à la recherche de l’impossible,
 mais son cœur était audacieux , car il avait un fort penchant pour la belle Violette,
 ils s’étaient rencontrés dans les sous bois et s’étaient pressentis alors,  comme surement destinés.
 Cela lui donna du courage, et il pénétra   hardiment dans  ces fonds  lugubres
 où les arbres régnaient en maitre tyranniques, 

Il aperçu une jument fière et altière qui piétinait de fureur, le voyant s’approcher 
Son courage allié, à sa flamme pour Violette lui firent oublier sa vulnérabilité,
 il s’élança avec son lasso, et réussit à resserrer le licol 
  qu’il avait fabriqué, sur le cou de l’admirable haquenée.
 Il la dompta en quelques minutes.

Et triomphant, la tenant par un collier d’encolure improvisé, 
sorti enfin de la forêt, il revint fier et radieux.

Et là,  tous les villageois de la Dombes, entourant le vieillard et la jolie Violette,
 lui firent un accueil chaleureux.

Le vieillard, qui comme on le sait, était un magicien, 
le transforma en Prince, et sa fille en Princesse, 
et il les unis sur le champ.

Et ils élevèrent beaucoup de chevaux de race de la Dombes
Depuis on voit des haras dans cette belle contrée, héritage
 de ces deux tourtereaux qui en firent la spécialité.

D’autres tourtereaux probablement firent de même pour
 la spécialité des Poules de Bresse,
 mais c’est une autre histoire que je vous raconterais peut-être un jour

Ah cœur vaillant rien d’impossible !

J@cotte 28 5 2013

                                                                                   

 












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Publié depuis Overblog

par JAK

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LA VIE EN MARCEL
Un petit air de Mouloudji dans la tête…ecrire une histoire où se glisseront discrètement ces dix titres des chansons de Marcel?
1.      Comme un p’tit coquelicot
2.      Valse jaune
3.      Il suffit d’un baiser
4.      Complainte du maquereau
5.      Le piano de la plage
6.      Va vivre ta vie
7.      Les bruits de la nuit
8.      J’ai perdu ma veste
9.      Fleurs fanées
10.   On m’a donné une âme


Cézigue, Le piano de la plage, ça lui dit quelque chose
Toutes ces notes écloses
Dans les bruits de la nuit 
Qu’on a jouées sur lui :
La complainte du maquereau

Et dans cette complainte,
Qui susurre en chanson  à naïve Margot
D’aller tapiner dur grâce à son beau physique
Où le  loquace  Marcel, qui  connait la musique,
lui dit, sur cette valse jauneil perdit  sa veste,
« Allez brave  Margot vas t-en   vivre ta vie, ne fais pas la modeste »
Et où, pour la convaincre, et que sans plainte elle aille turbiner,
Il lui a suffit d’un baiser et de  quelques fleurs fanées.

Ce qu’il y a  d’étonnant,  c’est que le beau Marcel, rempli de poésie
D’avoir enfin  trouvé du boulot à cet’ jolie fille
A eu comme l’impression qu’on« lui a donné une âme »

Lors,  il aura tout le  temps de filer  avec une autre dame
Qui s’appelle Nina
En prenant le métro à la Porte des Lilas,
Pour courrir le week-end   au fin fond de sa campagne
Cueillir des fleurs, comme un p’tit coquelicot, m’dam.

Et Cézigue,  Le piano de la plage ,en restera tout abasourdi










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veronique

par JAK

publié dans Ecrire

en hommage a ma petite soeur Véronique

Depuis trente ans, elle exerce son métier d’aide‑soignante.
Toujours fidèle à elle‑même.

Solide comme un roc — du moins en apparence — et pourtant douce, apaisante, presque discrète comme une violette.
Ses gestes précis, chargés de bienveillance, elle les répète jour après jour, sans jamais laisser paraître la moindre lassitude ni la moindre routine.

Rien ne la décourage : ni les corps abîmés, ni les humeurs changeantes, ni les gestes maladroits de ceux qu’elle accompagne.
L’indifférence ne fait pas partie de son vocabulaire. Toute personne en souffrance la touche, l’intéresse, sans qu’elle tombe pour autant dans la mièvrerie ou le sentimentalisme facile.
Son charisme est naturel, inné peut‑être, ou patiemment cultivé au fil des années.

Aujourd’hui, ses collègues et amis célèbrent son anniversaire.
Ils lui offrent des bouquets, des livres, mille petites attentions.
Mais le cadeau qui la touche le plus est ce diplôme brodé au point de croix par l’une d’entre elles, artiste à ses heures : une dédicace en lettres d’or sur un fond de véroniques bleues.

Ces mots résument parfaitement ses qualités profondes : une douceur constante alliée à une volonté implacable de soulager les autres.

Et si j’ai un souhait à formuler en ce jour, c’est que, si un jour vous devez passer par son service, vous ayez la chance d’y être lorsqu’elle est de garde.

 
 
 
 

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