2014-05-31T11:14:00+02:00
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2014-05-31T07:00:00+02:00
Le recommencement
ecrire une suite au poème
Une rose a percé la pierre de la neige
Une rose a percé la pierre de l'hiver
Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges
Une rose a percé la pierre de la neige"
Au printemps rose éclatante, perce neige advenu
Fièrement tu égrènes
tes clochettes ingénues
Galopent alors nos espoirs, de revif, de liesse,
Et dans cette belle allégresse de renouveau divin
Bel avril tu as su retrouvé ton chemin…
Et s’acheminent ainsi les cycles de l’existence
De la vie qui flambe, battant son plein intense,
Puis qui file à l’anglaise, en une suite de fuites
Comme flambe en nos âmes l’envie d’aller plus vite,
Celle d’aller toujours, là-haut, là-bas, plus loin,
Vers on ne sait quoi, vers on ne sait quel coin
Et à chaque printemps revenu, persiste et signe
Le même étonnement, le même recommencement.
Défi #300 Sam’défi
2014-05-28T20:42:00+02:00
L’école en 1940
Note: j'ai retrouvé cette lettre que j'avais faite à notre Charles pour sa rentrée en primaire...
Il a aujourd'hui 16 ans... elle n'est pas d'hier,
mais j'avais envie de la publier...
Il a aujourd'hui 16 ans... elle n'est pas d'hier,
mais j'avais envie de la publier...
L’école
Vers 1940
Souvenirs des grands parents de Charles
-Pour sa rentrée en primaire-
Peux-tu t’imaginer que ta « mamie » Klyne à fait la même chose, il y a plus de soixante ans ? *
Je vais essayer de te raconter une journée de cette époque.
Nous n’avions pas de cartable, mais une petite mallette contenant le goûter de la récré et qui sentait bon la banane...
Voici le déroulé de notre journée
La sirène U sonne l’heure de la rentrée :
Nous nous regroupons en rang, pas un geste, pas un mot, pour rejoindre nos classes respectives, les petites d’abord (c’est à dire nous) sous le regard des grandes qui se moquent de notre air emprunté.
Nous levons le pupitre de notre bureau pour sortir nos porte-plume, ainsi que cahiers et livres de lecture (à cette époque nous laissions tous nos livres et crayons en classe). Point de cartables ou sacs à dos lourds comme aujourd’hui, légers comme des abeilles nous étions !)
Nous avons un bureau pour deux, en bois ciré. Sur le dessus, il y a un encrier en porcelaine posé dans un trou et rempli d’encre violette. Une sorte de rainure retient nos porte-plume lorsque nous n’écrivons plus.
C’est la séance d’écriture, sur un cahier avec des lignes et espaces, nous entreprenons de remplir notre page de lettres bien formées, écriture penchée obligatoire, avec des pleins et des déliés, gare aux taches d’encre ZE, car c’est très difficile de remonter les déliés sans faire de gros plâtras. Nous nous servons de nos buvards pour éponger le surplus d’encre. (Le stylo Bic n'était pas né)
Les bûchettes étaient des petits bouts de bois ou de carton, réunis en paquets de dix, avec lesquelles nous apprenions à compter.
C’est ainsi que nous devenions « savants » en calcul...
A la récrée, bien méritée après tous ces efforts, nous mangeons la banane ou le biscuit soigneusement mis pas notre mère dans la petite mallette, et alors, cris, courses et jeux nous détendent. Nous les filles nous nous divertissons à la marelle, aux osselets, les garçons au gendarme et au voleur, et aux billes.
Après la récréation nous reprenons la classe jusqu’à onze heure trente.
Nous avons une « leçon de morale », où l’on nous apprend le sens civique, c’est à dire comment on doit se comporter dans la vie, vis à vis de nos amis, parents, des gens rencontrés dans la rue, on nous apprend à vivre en harmonie avec la société.
Si au cours de la classe une élève est indisciplinée elle a droit à un étirement d’oreille, où une mise au « piquet », texte à copier en plusieurs fois à la maison, , et plus grave un envoi chez la directrice.
A cette l’époque de la guerre 39-45, pendant la récrée on nous distribue du lait concentré, bien agréable, meilleur que l’huile de foie de morue, que l’on nous sert aussi parfois !
Puis c’est la sortie, avec je suppose, le même élan que le votre aujourd’hui !
A 13h30, reprise de la classe sur le même rythme que le matin, entrecoupée d’une récréation,
C’est l’heure de la lecture : b plus a = BA
Une fois par semaine séance de gymnastique, dans la cour, ou sous le préau si il pleut.
Pas de tenue spéciale pour cela (ni jogging ni basket) on enlève seulement notre tablier, et bras en avant, en arrière
Comme tu le vois, il y a soixante ans (c’est loin pour toi,) nous nous instruisions sagement, pour nous préparer à devenir des
Nous apprenions, tout comme on va te l'enseigner aujourd’hui, que par notre travail scolaire nous préparons notre avenir.
"Je me souviens d’une grande salle haute de plafond avec un poêle à bois au milieu.
Il n’y avait que des garçons, les filles allaient soit à l’école privée de Salettes ou au Monastier en pension ou demi-pension. (3 et 15 klm)
Dans notre classe unique nous étions une trentaine d élèves de 6 à 13 ans.
Aujourd’hui je revois encore notre instituteur.
Il habitait au dessus de la classe.
Il y avait 3 sections différentes.
La primaire, la moyenne et la supérieure.
Le maître répartissait le travail dans les différents groupes, aidé du meilleur élève de la grande section,
Les fournitures restaient à l’école, pas de devoirs à la maison, car il y avait trop de travail à la ferme pour tous ces écoliers
Notre maître était sévère mais juste. Jamais de punitions corporelles, cependant les grands, devaient venir ½ heure avant pour casser du petit bois, et allumer le poêle, nettoyer la cour de récréation, balayer les escaliers de son appartement, la corvée en somme.
Les punis restaient ¼ d’heure dans le couloir mains dans le dos avec un bonnet d’âne sur la tête ce qui déclenchait le rire de toute la classe. Il pleurait en silence vexé, tout en reniflant.
Quant aux petits, ils allaient au piquet mais réprimandés avec plus de douceur.
En cas de grosses bêtises il avertissait nos parents, et là, attention à nos oreilles!
Aujourd’hui je pense que ce maître était très organisé, il avait beaucoup de réussite au certificat d’études.
Mon petit Charles,
Cette année, pour toi c’est celui de la découverte ; tu apprends à lire, à compter, avec de nouveaux camarades, une nouvelle maîtresse…
Peux-tu t’imaginer que ta « mamie » Klyne à fait la même chose, il y a plus de soixante ans ? *
Je vais essayer de te raconter une journée de cette époque.
Dans l’école publique de mamy Jak à Saint Chamond
Le jour de la rentrée, fraîches et proprettes, très intimidées, nous partions pour l’école, accompagnés de nos mamans.
Impressionnés par la grande cour, (séparée de celle des garçons qui n’étaient pas dans les mêmes classes que nous les filles).
Nous n’avions pas de cartable, mais une petite mallette contenant le goûter de la récré et qui sentait bon la banane...
Voici le déroulé de notre journée
La sirène U sonne l’heure de la rentrée :
les portes se ferment, (gare aux retardataires !)
Nous nous regroupons en rang, pas un geste, pas un mot, pour rejoindre nos classes respectives, les petites d’abord (c’est à dire nous) sous le regard des grandes qui se moquent de notre air emprunté.
Après avoir accroché nos vestes ou manteaux aux patères du vestiaire et enfilé une blouse (obligatoire), nous allons dans la classe et attendons l’ordre de la maîtresse pour nous asseoir, ce qui est fait d’un claquement de mains.
Nous levons le pupitre de notre bureau pour sortir nos porte-plume, ainsi que cahiers et livres de lecture (à cette époque nous laissions tous nos livres et crayons en classe). Point de cartables ou sacs à dos lourds comme aujourd’hui, légers comme des abeilles nous étions !)
Nous avons un bureau pour deux, en bois ciré. Sur le dessus, il y a un encrier en porcelaine posé dans un trou et rempli d’encre violette. Une sorte de rainure retient nos porte-plume lorsque nous n’écrivons plus.
A lphabet
C’est la séance d’écriture, sur un cahier avec des lignes et espaces, nous entreprenons de remplir notre page de lettres bien formées, écriture penchée obligatoire, avec des pleins et des déliés, gare aux taches d’encre ZE, car c’est très difficile de remonter les déliés sans faire de gros plâtras. Nous nous servons de nos buvards pour éponger le surplus d’encre. (Le stylo Bic n'était pas né)
1 +2 +3 +4=10
Après l’écriture, c’est le calcul. Dans le casier de notre bureau, il y a aussi des bûchettes. Sais-tu ce que c’est ?, et bien je t’explique :
Les bûchettes étaient des petits bouts de bois ou de carton, réunis en paquets de dix, avec lesquelles nous apprenions à compter.
Par exemple deux paquets de dix bûchettes ? Cela fait combien ? À toi de me le dire…
C’est ainsi que nous devenions « savants » en calcul...
A la récrée, bien méritée après tous ces efforts, nous mangeons la banane ou le biscuit soigneusement mis pas notre mère dans la petite mallette, et alors, cris, courses et jeux nous détendent. Nous les filles nous nous divertissons à la marelle, aux osselets, les garçons au gendarme et au voleur, et aux billes.
Après la récréation nous reprenons la classe jusqu’à onze heure trente.
Nous avons une « leçon de morale », où l’on nous apprend le sens civique, c’est à dire comment on doit se comporter dans la vie, vis à vis de nos amis, parents, des gens rencontrés dans la rue, on nous apprend à vivre en harmonie avec la société.
Si au cours de la classe une élève est indisciplinée elle a droit à un étirement d’oreille, où une mise au « piquet », texte à copier en plusieurs fois à la maison, , et plus grave un envoi chez la directrice.
Les plus mauvais élèves sont mis au ban : ils ont un bonnet d’âne ou une pancarte dans le dos, ou il est écrit:
« Cancre »
et ils ont honte d'être exposés devant tous les copains!
A cette l’époque de la guerre 39-45, pendant la récrée on nous distribue du lait concentré, bien agréable, meilleur que l’huile de foie de morue, que l’on nous sert aussi parfois !
Puis c’est la sortie, avec je suppose, le même élan que le votre aujourd’hui !
A 13h30, reprise de la classe sur le même rythme que le matin, entrecoupée d’une récréation,
b + a -BA
C’est l’heure de la lecture : b plus a = BA
m et u = MU… et ainsi de suite...
Simple mais efficace, à Noël, nous savons tous lire.
Une fois par semaine séance de gymnastique, dans la cour, ou sous le préau si il pleut.
Pas de tenue spéciale pour cela (ni jogging ni basket) on enlève seulement notre tablier, et bras en avant, en arrière
Respiration,
Penché vers le sol,
Sautillements, c’est simple, mais cela étire nos muscles
Comme tu le vois, il y a soixante ans (c’est loin pour toi,) nous nous instruisions sagement, pour nous préparer à devenir des
« Grands ».
Nous apprenions, tout comme on va te l'enseigner aujourd’hui, que par notre travail scolaire nous préparons notre avenir.
Dans l’école publique de papy Roger à Cossanges
Souvenirs recueillis de Papy et que je te retranscris:
"Je me souviens d’une grande salle haute de plafond avec un poêle à bois au milieu.
Chacun à son tour devait apporter une bûche. L’hiver nous posions nos sabots ou nos galoches dans le couloir, dans la classe nous gardions seulemnt nos chaussons tricotés avec de la grosse laine du pays confectionnés par les mères.
Il n’y avait que des garçons, les filles allaient soit à l’école privée de Salettes ou au Monastier en pension ou demi-pension. (3 et 15 klm)
Dans notre classe unique nous étions une trentaine d élèves de 6 à 13 ans.
Aujourd’hui je revois encore notre instituteur.
Du haut de mes huit ans il m’apparaissait assez grand, un chapeau informe qu’il quittait rarement et surtout un mégot de cigarette qu’il roulait lui même dans un carton de papier à cigarette JOB non gommé, puisant le tabac dans une blague en peau de porc. Avec sa grande blouse grise toujours tachée d’encre.
Il habitait au dessus de la classe.
Il y avait 3 sections différentes.
La primaire, la moyenne et la supérieure.
Le maître répartissait le travail dans les différents groupes, aidé du meilleur élève de la grande section,
-La primaire avec des bûchettes pour le calcul, et des lettres, A B C D, pour la lecture.
et
-La moyenne avec des problèmes
tandis que le maitre s’occupait de
- la section supérieure pour lui faire suivre les cours du programme du certificat d’Etudes.
(beaucoup de géographie et d’histoire – département par cœur ainsi que noms des préfectures )
Ainsi, en déléguant un bon élève de la section supérieure pour faire travailler les petits et les moyens, lorsque lui-même était surchargé avec les grands.et inversement se charger des petits et des moyens lorsque les grands faisaient leurs devoirs, il avait trouvé une solution qui satisfaisait tout le monde.
Et les petits savaient ainsi beaucoup de choses avant l'heure.
Une fois par semaine il nous parlait de la France notre patrie et nous enseignait l’instruction civique. Cette séance se terminait par la Marseillaise ou l’hymne à la Joie de Beethoven ♪♫♪♫
Les fournitures restaient à l’école, pas de devoirs à la maison, car il y avait trop de travail à la ferme pour tous ces écoliers
Notre maître était sévère mais juste. Jamais de punitions corporelles, cependant les grands, devaient venir ½ heure avant pour casser du petit bois, et allumer le poêle, nettoyer la cour de récréation, balayer les escaliers de son appartement, la corvée en somme.
Les punis restaient ¼ d’heure dans le couloir mains dans le dos avec un bonnet d’âne sur la tête ce qui déclenchait le rire de toute la classe. Il pleurait en silence vexé, tout en reniflant.
Quant aux petits, ils allaient au piquet mais réprimandés avec plus de douceur.
En cas de grosses bêtises il avertissait nos parents, et là, attention à nos oreilles!
Aujourd’hui je pense que ce maître était très organisé, il avait beaucoup de réussite au certificat d’études.
Nous l’aimions tous.
* réactualiser :)
2014-05-26T13:06:00+02:00
PERDRE ou se PERDRE
UN MOT UNE IMAGE UNE CITATION
Dans les volutes de ma cigarette
Comme une image tu m’es m’apparu
Toi Batka* mon aimé chien disparu
Que d’horribles haineux avait transformé
En un monstre mangeur d’hommes colorés
Et alors, de ta rééducation, je me suis souvenu.
Ainsi j’ai compris que j’avais bel et bien perdu,
Car rien ne bouge finalement,
seuls les noms, les lieux et les couleurs..
Uniquement cela...
Je me console, naturellement, en écrivant ces mots :
-Il est moins grave de perdre que de se perdre. -
nb *héros de Chien Blanc de Romain Gary
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…
2014-05-25T15:52:00+02:00
Gourmandises
Les premières cerises sont apparues, quelle plaisir que de cueillir et surtout consommer sur place.. Cependant j’en ai récolté quelques unes pour peut être faire une confiture …
Mais pas très motivée, j’ai transformé mon idée en gâteau « Drive-service », c'est-à-dire à consommer sur place et de suite.
Voici la recette qui m’a régalée
J ai mis environ de 60 gr de farine, 2 œufs entiers une pincée de sel
J ai fait un puits mélangé et ajouté doucement environ 200 gr de lait.
Mes cerises dénoyautées (300 gr environ) je les ai mises dans mon plat, avec quelques 60 gr de sucre,
J’ai fait deux omelettes avec …. et je les roulées…
Mangées immédiatement, du moins un bon quart, et le reste gardé au frigo c’était encore un régal dans les dégustations suivantes…
Simple, rapide, et économie d’énergie, sauf de calories
Mais pas très motivée, j’ai transformé mon idée en gâteau « Drive-service », c'est-à-dire à consommer sur place et de suite.
Voici la recette qui m’a régalée
J ai mis environ de 60 gr de farine, 2 œufs entiers une pincée de sel
J ai fait un puits mélangé et ajouté doucement environ 200 gr de lait.
Mes cerises dénoyautées (300 gr environ) je les ai mises dans mon plat, avec quelques 60 gr de sucre,
J’ai fait deux omelettes avec …. et je les roulées…
Mangées immédiatement, du moins un bon quart, et le reste gardé au frigo c’était encore un régal dans les dégustations suivantes…
Simple, rapide, et économie d’énergie, sauf de calories
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méli-mélo d'idées a cuisiner -
…
2014-05-25T13:20:00+02:00
2014-05-24T16:10:00+02:00
Les lignes de la main
Les lignes de la main y croire ou pas défi 289 sam’défi
D’une main de maitre j’examine les lignes de ma main.
Ce que j’y vois n’a rien d’extraordinaire
C’est la vie dans tous ses émois, ses embarras, ses joies et ses douleurs,
Je n’ai pas envie de changer de mains, ni de faire des pieds et des mains pour être quelqu'un d'autre.
Je suis et resterais petite main, c’est bien là ma condition.
Qu’importe, il me suffit de garder les mains propres, le reste je m’en lave les mains.
de mon destin j'ai pris les clés en mains, Il m’a suffit de mettre la main à la pâte pour diriger ma vie et je compte bien encore en garder les cartes en mains.
Et si souvent mes mains sont froides, je garde toujours le cœur chaud.
Et pour moi -même avec des ongles noircis :)- les plus belles mains sont bien celles-ci
Blog photo Jak https://www.flickr.com/photos/117358366@N08/
Celles de la confiance
2014-05-20T20:18:00+02:00
J’ai des larmes de sel
J’ai des larmes de sel
J’ai des larmes de sang
Oh toi que je voudrais tant protéger
J’implore en vain une inespérée grâce
Mais seul le silence me répond et me glace
J’ai des larmes de sel
J’ai des larmes de sang
Et ces larmes qui coulent
Sur ma joue durement fripée
Pourront-elles enfin s’attarder
Et devenir un espoir
J’ai des larmes de sel
J’ai des larmes de sang
Je voudrais tant ignorer, ne rien voir
Mais ce déni ne serait-il pas simplement
Un mensonge par omission,
Se mentir pour oublier et faire cesser
Mes larmes de sel
Mes larmes de sang
pour un mot une image une citation
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joye http:--motimagecitation.blogspot.fr- -
…
2014-05-19T04:02:00+02:00
Une deux- Une deux
Elles sont presque jumelles, toujours dûment chaussées.
Les quatre saisons les voient, rapides, arpenter le pavé.
L’hiver, bottées polaire, elles affrontent la neige.
Au printemps elles musardent en sandales de liège
Sur la plage de sable pieds nus, elles courent, venu l’été.
L’automne, elles chaussent de gentils mocassins mordorés.
Cependant, on ne les voit jamais accorder leurs pieds
Chez l’une, le droit avance, chez l’autre, il va arrière.
Mais qu’importe leurs pas elles sont copines vraiment
Ce printemps, vers l’avenir elles trottent résolument.
2014-05-15T16:24:00+02:00
Au Diable le Triangle Du Diable
Dans mon coin reculé, du fin fond de la France
Mais comme pour d’autres il y a des pollens pourris,
Chez moi, les mots triangle – calcul- se changent en allergie.
De savoir que 1+2+3 cela fait au choix 123 ou bien six,
Calcul, ou géométrie, j’hallucine, et m’en tape le coccyx.
Je n’ai jamais su, ou voulu, trouver un sens à tout ceci.
Et je l’avoue bonnement : je suis nulle en numérologie !
Tous les chiffres alignés me rappellent mon enfance,
J’y ai vécu, avec ma dyscalculie*, sans arrêt dans les transes.
Hélas, plus tard, dans mes activités devenue acalculie*,
Ce problème récurent a franchement bien bousillé ma vie.
L’angoisse de l’inconnu, de l’obscur rejoint vite celle,pour moi irrationnelle,des chiffres alignés, des comptes à régler, des bancaires, des bloqués.
A la rigueur les comptes d’apothicaires pourraient m’intéresser.
Et compte tenu de tout ce qui précède, en un mot je vous le dit :
Dès que j’entends TRIANGLE ca me fiche des cauchemars, m’effraie autant que la vision des chiffres.
Et en bout de compte, je préfère, et de loin, les contes de ma mère l'Oye.
Mais comme je ne voulais pas manquer un sam’défi, j’ai mis mon grain de sel pour noyer le poisson … dans l’océan du triangle des Bermudes.
*La dyscalculie est un trouble l’apprentissage du nombre et du calcul qui se caractérise par de grandes difficultés dans le domaine des mathématiques.
*L'acalculie est un trouble acquis caractérisé par la perte de la capacité soit à reconnaître ou former des chiffres et des symboles arithmétiques, soit à effectuer des calculs mathématiques élémentaires (tels que l'addition, la soustraction, la multiplication, etc.).
Jak pour sam’défi