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J’avais un ami

par JAK

publié dans Ecrire

J’avais un ami

Par  un jour d’été  Destin  nous avait séparés

J’avais un ami

Méandres de la vie ont bien  bifurquées

 J’avais un ami

Toutes ces années de la vue, au loin

J’avais un ami

Le Temps insensible s’est évaporé

J’avais un ami

Aujourd’hui bel et bien, il a disparu
Dans Son Paradis il s’est envolé

J’avais un ami

Temps Perdu ne se rattrape plus.

J’avais un ami

Je Pleure Aujourd’hui


25.6.2014

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Nessie cité par nécessité de vacuité

par JAK

publié dans Sam'défi







Parti en douce, anéanti,  il était  bel et bien disparu.
A son sujet, sans appel, la presse, les  médias s’étaient tus.









Puis vint Aout et son cortège de vacanciers. Dès lors,
Journalistes, pigistes,  hommes et femmes de tout bord
Typographes,  caméramans, échotiers  furent au chômage
Il fallut bien trouver de quoi faire à nouveau de l’enfumage.
Alors….
Un irlandais folklorique, le cul nu sous son  kilt
Dûment renseigné  sur le monstre  de Drumnadrochit
Twista à qui mieux-mieux ;   ses amis facebookèrent :
Ainsi,  on apprit que Nessie était toujours en vie !
Car…
L'appli. Plans d'Apple, connu pour sa gloire géante
Aurait  déniché des images satellites troublantes ?
Sur Le Loch, tout droit, on l ‘aurait vu  surgir d’une anse !
Alors,
Curieuse, j’ai voulu le vérifier, pour mes vacances.
Hardiment, sur la rive, armée de mon télescope,
Jours et nuits j’ai zieuté farouchement le scoop
Mais de Nessie niet, je n’ai,  hélas, rien  entr’aperçu !

M’en suis retournée frustrée dans ma douce France.

Ca m’apprendra de croire à tout ce qui s’avance
Sur les tweets ,  Fb, le net, les feuilles d’hebdo.
Désormais je n’admettrais  seulement pour crédo

Que ce que mes yeux auront vu  à l’évidence

                                                             Jakdéfiante.



Pour Défi #304   21 juin 2014 Avez-vous des nouvelles de NESSIE ?????


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Une journée pas ordinaire

par JAK

publié dans joye http:--motimagecitation.blogspot.fr-




Dans la serre par Édouard Manet, 1879











Aout 1879 Paris- L'été  est pourri car très frais et humide.

Une ambiance orageuse règne sur la maisonnée





Ils viennent d’annuler par téléphone, les vacances à Honfleur, car belle maman, la mère de Madame vient de rentrer ce matin  en clinique à Neuilly,  à la suite d’une chute et  on ne peut la laisser seule.

Gabrielle et  Louis se retrouvent dans leur jardin, dit d’hiver, à la végétation luxuriante, A  cette époque toutes les fenêtres sont ouvertes, et l’on respire la fragrance des seringats. Mais même cette exhalaison suave ne les sort pas de leur amertume.  Ils   sont au bord de la rupture.

Seulement, ils sont prisonniers consentants, car dans cette société bourgeoise du 19°siècle ? On ne divorce pas.

Seules les heures ponctuelles des repas les voient ensemble.

 Aujourd’hui ils se rejoignent  entre deux rendez vous – (lui aux affaires, elle avec ses amies dans des cercles littéraires)- pour un  compte rendu hebdomadaire.

-Très chère avez-vous pensé à envoyer vos cartons d’invitations pour notre réception habituelle annuelle  du 25 aout, 

-Mon ami, j’ai d’autres choses à penser en ce moment.


-Je comprends aisément ma chère, mais nos préceptes  étant ce qu’ils sont, nous devons faire fi de nos soucis domestiques.

-Domestiques ? Vous y  allez un peur fort mon cher, il s’agit de ma mère toute de même !

La dispute ne peut éclater, elle est contenue par les bonnes manières acquises depuis des siècles, et dont les gênes sont profondément ancrés en eux. Mais on la sent sourdre.

Madame  ferme les lèvres dans un mouvement d’exaspération.
 Ils sont crispés, au bord de la crise de nerfs

Le téléphone sonne. 

Aujourd’hui ce coup de fil arrive à point pour interrompre ce climat rancunier.

D’un seul jet, Monsieur se précipite vers l’appareil mural, et répond avec une voix enjouée :

-Allo – bonjour – Ici Louis V. que puis-je faire pour vous ?

Puis sa voix devient plus familière car c’est sa fille qui est au bout du fil.


-Comment vas-tu ma chérie ?


-Papa, je viens vous annoncer une bonne nouvelle : ce matin j’ai mis au monde d’adorables jumeaux.

 Je vous téléphone de la clinique où est également Grany.-Tout va bien et leur grand frère est ravi. -Je vous le passe il veut vous saluer.

S’en suivent des banalités téléphoniques, puis il raccroche.

Gabrielle est suspendue à ses lèvres, mais n’a pu entendre ce qui s’est dit, elle présume cependant une bonne nouvelle car le visage de son mari est radieux.

Alors il se tourne vers son épouse et il s’exclame avec ce dicton populaire – ce qui n’est pas son genre habituel-:
- Nous voici à nouveau grands parents cette fois nous avons 3 petits enfants
-Ah !  ca alors jamais deux sans trois ! 
Notre fille nous a joué un très bon tour là.

L’atmosphère est détendue grâce à cette nouvelle  réjouissante.

Ils papotent, d’une façon plus amicale. Des projets  leur montent à la tête : ils sont aux anges !

Décidément cette journée est fertile en surprises !

                           Jak pour motimagecitation 23 6 2014














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Souvenir de toi

par JAK

publié dans milletune









J’aime rêver de toi.
Mais l’amour me rend folle.

Dans ma tête
J’imagine  mille tromperies
et mille vilenies.








J’aime rêver de toi.
Et souvent j’hallucine.
Et j’invente  une folle*
Pour te garder dans mes filets


J’aime rêver de toi.
Et continuellement subir  ceux de ta cour, 
Gâche ma vie et me donne la rage.
Je les voudrais anéantis par un violent orage

J’aime rêver de toi.

Là-haut,ma substance  charnelle

ne veut plus réintégrer la  terre.

Je désire rester dans les nuages,
Loin, bien plus haut que  le toit
Car dans ces moments là
Tu es seul  entièrement à moi.

Au sommet invincible  de ma  douce chimère.

Alors

Là tu m’appartiens enfin.




* Régionalisme
Filet à larges mailles qui est tendu de manière à faire beaucoup de plis, utilisé pour la pêche en mer

                                                                       Jak pour http://miletune.over-blog.com/

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Hallowen avant l’heure

par JAK

publié dans Ecrire


photo signée Pj






Ce pont qui m’a bien  fait fantasmer  lorsque j’étais enfant.

Je vais vous conter ici pourquoi.




l'histoire s'est passée vers les années 1923-24





Féliçia, ma maman,  une malicieuse petite fille de 6 ans avait de nombreux frères et sœurs aînés.
L’un deux,  Claude, surnommé Glaudius dans cette campagne de la haute Loire, était très taquin. Il jouait son rôle de grand frère, et donnait des ordres à qui mieux-mieux à sa jeune sœur de 4 ans sa cadette. Mais elle ne se laissait pas  toujours faire, car elle avait du tempérament.

Pourtant un jour de fin octobre, elle me le racontait avec encore de l’effroi dans la voix, son frère lui ordonna d’aller quérir le lait chez la paysanne voisine.

Il était tard, l’heure de la traite, et Féliçia n’avait pas trop envie de s’y rendre. 
Mais, ayant probablement peur des représailles, qu’elle imaginait certainement terribles, elle obtempéra. Et la voici partie avec sa biche à lait.

Il fallait emprunter le chemin qui longeait la rivière et passer près du pont où  elle jouait souvent  en revenant de l’école.
....
Vaillamment elle suit le chemin pierreux, mais arrivée vers la première des arches, elle entends 
des Hou ! Hou !...
 et voit, horreur des têtes étranges avec des yeux immenses jetant de la lumière, et qui se meuvent en tout sens, et l’encerclent.

Effrayée, ne sachant par quel coté s’en aller, elle se met à courir plus près  des arches du pont. Mais ses pieds s’enfoncent dans de vastes flaques  que la pluie récente avait formées

Elle hurle si fort,  que des voisins accourent.

Et là ils  constatent  avec effarement, que ce garnement de ‘ Glaudius’ et ses camarades, se sont  déguisés, en tenant  coincées sur des bâtons des citrouilles qu’ils ont vidées,  dans lesquelles ils ont logées des bougies en guise d’yeux.
.....

Ils furent doublement punis, d’avoir joué ce sale tour à la benjamine, et d’avoir surtout détérioré ces citrouilles –nommées  les courges par ici- que les parents s’apprêtaient à aller vendre sur le marché le lendemain.


  Il lui arriva d’autres aventures qu’un autre jour je conterais ici pour ses arrières… arrières…. descendants.

A leur manière cependant je remarque qu’ils étaient précurseurs pour la fête d'Halloween  dont la coutume est venue plus tard en France, il me semble.
Sauf peut être pour nos ancêtres Gaulois qui saluaient la fin de l’été et la rentrée dans l’hiver.

photo vue sur  auvergnebassinauzonbrassac  photo signée Pj


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Danseuse

par JAK

publié dans milletune



Il est là le clown au nez rouge, toujours prêt  à faire le pitre, à se dévouer. Il consacre d’ailleurs entièrement sa vie à Clown Blanc, et ce matin  il  le maquille son  Clown blanc, pour lui donner un aspect un peu plus gai. Mais rien n’y fait Clown blanc est désespéré, Danseuse l’a rejeté tout à l’heure… 

Leur histoire qui traînait en longueur est terminée.

 Elle est près d’eux et se prépare  pour son numéro d’acrobate.

 Elle ne daigne pas même pas  les regarder, ses pensées vont à Pedro le dresseur de chiens qui lui a donné le bonheur, indéniable, le vrai, celui du partage et de la compréhension de l’autre, le goût  pour la vie… Elle en vient même à regretter le temps perdu avec Clown Blanc, mais c’est ainsi. Elle n’a pas le tempérament à revenir en arrière. Cependant  elle se rend compte qu’elle n’en avait plus que faire de Clown Blanc, donnant en permanence  un tour tragique au moindre fait ou geste.

 Avec Pedro c’est toujours la joie, la bonne humeur,  le sentiment de bonheur intense.

Aujourd’hui Pedro est en voyage, elle garde Le Chien près d’elle, c’est un caniche royal, très comique et qui en connait des tours. Il sait lire et compter, et puis c’est un équilibriste parfait. Elle adore  les séances de dressage  où Le Chien  accomplit de savantes pirouettes.

La trompette de  Monsieur Loyal, retentit, c’est le moment pour Danseuse de rentrer en scène. Gracieusement en faisant des pointes elle s’avance, le   maître de cérémonie, l’introduit  avec force compliment sur son talent.

Une corde descend lentement du chapiteau, elle s’en saisit et avec souplesse grimpe, fait corps avec,  ses jambes fines escamotent  sa puissante énergie.

Une vision de grâce et de charme, devant laquelle les spectateurs sont bouche bée.

Elle a atteint le haut ;  entame  ses révolutions autour de la corde, des « Oh » s’élèvent du bas ce qui l’encourage à encore plus de hardiesse…

Dans un ultime mouvement  autour de cette corde, la voici prise de vertige, elle lâche prise et sans que personne ne comprenne, elle chute…

Mais pour le plus grand des bonheurs, le filet la stoppe.

Elle est s’évanouie.

Les secours arrivent traversant la foule éplorée qui s’est groupée au premier rang,

Dans une marre de sang, elle part pour l’hôpital, mais ses jours ne sont pas en danger,

Clown Blanc, laisse couler ses larmes, ce qu’il sait si bien faire avec talent.

Elle a perdu l’enfant qu’elle portait de lui.

Tout est vraiment consommé.
                                                      Pour Milletune semaine 25


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Pose

par JAK

publié dans joye http:--motimagecitation.blogspot.fr-

contraintes pour "motimagecitation"






Non ce n’était pas l’oiseau  sans ailes, et  au vilain plumage de la Nlle Zélande, qui a donné son nom  au fruit  de l’actinidia de Chine le kiwi , qui venait de naitre cette année 1938 dans une coquette clinique de Prescott, non, mais une gentille petite Lidia  dont les parents étaient fous.





Quelques 10 ans plus tard elle se retrouve en voyage chez des amis de ses  parents, les Baumgartner
Elle est toujours aussi mignonne, ses cheveux sont fous et pour les dompter elle arbore de gentilles tresses  qui lui donnent un air de petite fille sage, ce qu’elle est d’ailleurs.

Ce matin de 1948 son papa l’amène chez un photographe célèbre.  Elle est intimidée, et ne sais pas trop bien s’y prendre pour poser. Ce n’est pas une star, Shirley Temple, elle ne connait pas !. 
 Aussi se croise-telles les mains sur le buste, comme un geste de soumission face à cet inconnu, ce géant (il fait presque 2 m de haut), là devant elle.

 Elle pense qu’il va la manger toute entière si elle ne se plie pas à sa volonté.

Il la fait monter sur une estrade pour faciliter son champ de vision étant donné sa grandeur.

Elle le fixe de son regard, elle est médusée et aimerait se hausser, mais  la timidité la paralyse, elle n’ose pas se mouvoir et se mettre sur la pointe des pieds,  elle est figée, retenant son souffle.

Alors elle lève les yeux seulement, ses grands  yeux inquiets et c’est tout ce qui fait le charme de cette photo qui deviendra célèbre et que l’on peut voir au MoMA de NY.

Elle avait mis dans sa petite tête l’idée que cet ogre allait, la manger, mais non ; il l’a  dans une gracieuse pose à jamais  éternisée.


Fr. Sommer au Moma NY

http://www.moma.org/ 

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ENJEUX

par JAK




           Chers Défiants,
D’entrée de jeu,  j’annonce que je ne jouerai pas double jeu, mais je  rentrerais dans le jeu sans pourtant me pendre à mon propre jeu.


Quel bonheur qui vient de mettre prescrit, offert par sam’défi,  un jeu d’enfant, pour encore   jouer avec les mots …  Mais  attention, je ne jouerais pas le grand jeu, ni ne risquerais pas de mettre ma réputation en jeu, car c’est par jeu que j’écris ce petit  babillage.

Et par un jeu d’écriture cursive je me fais un jeu d’essayer de  vous séduire encore un peu.

Mais surtout pas ne pensez pas que malgré mes ans je sois vieux jeu, n’essayez pas d’y voir clair et de lire dans mon jeu, car moi-même je n’y vois que du feu.

Et je profite de ce billet pour vous dire que je sens bien que mes articulations prennent du jeu, je me rends compte  que je n’ai plus de jeu, les dés  désirés des idées sont jetés, j ai de la difficulté à jouer avec les mots,  et avec les concepts, tous les samedis pour le défi.

J’ai bien peur que  les jeux soient faits !  et  que je doive m’en retourner dans la cour de l’enfance,  jouer à Jacadi,

Et à vous tous je dis merci,

Merci de ne pas m’avoir « jeutée » tout au long de cette aventure avec vous jouée depuis un an.

 Une jeune-ancêtre de presque 80ans. J@kfrancjeu 

Le jeu n’a d’autre sens que lui-même (R Gallois Les jeux et les hommes Galimard)

Pour samedi défi #303

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