Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ecrire

La femme qui s’habituait trop vite

par JAK

publié dans Conte , ecrire

Dans un petit village où les gens se plaignent par tradition (presque un sport local), vit Élise, une femme atteinte d’un trouble rare : l’adaptation hédonique fulgurante.  * Nota ci-dessous

 Tout ce qui lui fait plaisir… cesse de lui faire plaisir au bout de 48 heures.

Un bouquet de roses ?

 Deux jours plus tard, elle les regarde comme des brocolis.

 Un gâteau au chocolat ? le soir même, elle trouve que ça “manque de personnalité

Un compliment ?

 Elle l’oublie avant même d’avoir fini de sourire

. Une nouvelle robe ?

 La semaine suivante elle la trouve démodée.

 

Alors Élise décide de mener une enquête :

 où disparaît la joie quand elle s’en va si vite ?

Elle interroge son chien Luna, Shi Tzu

Il ne répond pas,

Son voisin Psycho

Il lui répond trop,

 Et même la vieille horloge qui, selon la rumeur, garde les émotions en retard,

n’ayant pas   été remontée,  reste silencieuse

Un soir, elle découvre que la joie ne disparaît pas : elle se cache.

Dans les plis du rideau, dans les miettes du pain, dans les chaussures qu’on enlève en rentrant, dans mille choses qui semblent être invisibles.

 Elle comprend que le plaisir n’est pas un feu d’artifice, mais une petite lampe qu’il faut rallumer chaque jour.

Et pour la première fois, au lieu de chercher un grand bonheur, elle se met à collectionner les minuscules : le bruit du café, le chien du voisin qui éternue, la lumière qui fait un carré parfait sur le carrelage.

Son adaptation hédonique ne disparaît pas…

 Mais elle apprend à déjouer son propre cerveau et devient une chasseuse de micro‑joies.

 

 

Nota  : l’adaptation hédonique fulgurant

 En résumé : On s’habitue vite à l’aisance :

 le plaisir monte, puis retombe,

 et on revient à son niveau de bonheur habituel.

Voir les commentaires

monologue

par JAK

publié dans Ecrire , Chronique du jour

Monologue

 

Aujourd’hui je suis vide.

Vide comme un frigo un dimanche soir.

Vide comme une boîte mail après avoir supprimé les «message frauduleux».

Vide au point que même mes idées ont posé RTT.

Je n’ai rien à dire, et bien moins à écrire.

Et voilà que, soudain, mon cerveau , ce farceur, me ressort une pub des années 80.

On y voit  un petit garçon, le rouleau de papier toilette en traîne de mariée, le sérieux de pape, et ce verdict implacable :

-J’ai rien à dire.

Eh bien moi, pareil. J’ai un espace Word grand comme un terrain de foot, des lignes blanches qui me regardent, et pourtant rien.

Le désert.

 Le Sahara mental.

Pour noyer mon ennui, je me tourne vers mes livres.

Ils sont là, rangés, disciplinés, prêts à servir.

Des centaines de pages qui me font de l’œil.

Mais non. Pas envie.

Pas aujourd’hui. Le vide sidéral a mis un panneau :

Fermé pour cause de néant.

Je voudrais être contemplative, mais même la contemplation me dit: Désolée Jak, je suis en pause déjeuner.

Alors je tente l’ebook.

 Je me dis : allez, au hasard, alphabétique, un auteur tombera du ciel pour me distraire.

 Et c’est là que le portable sonne. Pas un ami, pas une bonne nouvelle, non :

Message frauduleux

 Encore un.

Le summum du désagrément.

L’ennui, la chaleur, tout m’accable. Je fonds comme un esquimau oublié au soleil. Je deviens une version molle de moi-même.

Et dans ce grand rien, ce grand vide, je me surprends à penser que finalement l

ce petit garçon de la pub avait raison.

On peut très bien navoir rien à dire, et pourtant laisser derrière soi tout un rouleau de vie déroulée.

Je n’ai rien à dire mais visiblement, jai trouvé de quoi parler du fait que je nai rien à dire.  

Comme quoi, même le vide, quand on l’écoute, a toujours un petit quelque chose à raconter.

 

 

Voir les commentaires

Chemin aidant

par JAK

publié dans SOUVENIR , ecrire

 

La marche, l’endurance, la coriace volonté, 
Ses godillots, son sac, son bâton coquillé,
sont ses seuls attributs, ses uniques accessoires


Les épreuves, la nature, elle sait s’y confronter
Lors, pour elle, obstacles y sont jubilatoires

Son esprit suit le rythme.

Les sentiers l’invitent à l’introspection.

 

Aujourd’hui au sommet, dans ces vestiges pierreux,

Elle contemple là- bas, Saint Jacques majestueux.

 

Le corps endolori, elle sait qu’elle a touché le noyau vif de sa force.

 Cet aboutissement, à la croisée de son propre chemin

 

 

Voir les commentaires

sœurs un jour sœurs toujours

par JAK

publié dans ecrire

Sœurs un jour, sœurs toujours

Elles sont sœurs.
Nonagénaires désormais, quinze mois seulement les séparent.
Jusque vers leurs dix ans, on les prenait pour des jumelles
: mêmes jeux, mêmes bêtises, même babillage
Seules leurs chevelures les distinguaient.
L
aînée, raide comme la justice.
La cadette, souple et l
égèrement ondulée.
D
éjà un signe, peut‑être, de leurs caractères futurs.

Chéries de leurs parents, elles ont vécu une enfance pleine, ronde, lumineuse.
Puis la vie, cette grande distributrice de chemins, les a séparées.
Chacune sa route, ses choix, ses tempêtes, ses bonheurs.
Et puis, dix ans en arrière, un drôle de hasard
: veuves toutes les deux, presque en même temps.
Alors elles ont d
écidé de se réunir, comme on referme un livre pour mieux en ouvrir un autre.

La cohabitation fut heureuse…
Mais pas toujours simple, évidemment.
Deux tempéraments si différents, deux façons de dire «
oui», deux façons de dire «non».
Elles se chamaillent, se r
éconcilient, se taquinent, se protègent.
Elles avancent ensemble, comme deux vieilles barques qui grincent mais ne coulent jamais.

Les ans ont passé, la santé s’est effilochée, les forces se sont faites capricieuses.
Mais elles résistent.
Elles tiennent bon.
Elles rient encore, surtout.
Parce que l’humour, chez elles, c’est un organe vital.

Et quand on les voit aujourd’hui, côte à côte, on se dit

 que la vie a  beau secouer, elle garde parfois un trésor pour la fin:


la joie de vieillir à deux.

Voir les commentaires

logorallye ❔

par JAK

publié dans Ecrire , ateliers d ecriture

 les mots requis sont en gras

 

 

Coupable ? lui ? jamais !

 Agile comme un chat noir, il est dans son élément

 On le voit dévaler, basculer, pour une destination inconnue.

 Mais lui sait où il va.

 Il cherche sur cette planète si exceptionnellement il y avait des hommes disponibles,

 Vous ne savez ni qui, ni pourquoi, ?

 Et bien je vous en fait la confidence,

 c’est le diable, il  aimerait bien acheter votre âme

 

 

Voir les commentaires

nuit en vrille

par JAK

publié dans ecrire

 

Il est minuit pile.
Le sommeil, s’éloigne en sifflotant, mains dans les poches.
L’éveil, lui, arrive en fanfare, tout fier, bien campé sur ses deux pieds 
J’essaie tout :  
compter les moutons (si nombreux qu’ils deviennent monotones)
 Respirer en mode cohérence 

Me détendre, mon cerveau n’en a pas envie, pas cette nuit.

Rien n’y fait.
Je lutte pour ne pas me lever, je laisse courir les pensées, elles font du marathon sans mon assentiment

J’ai tout essayé :
tout ce qui se termine par thérapies, du phyto à la cognito, sauf la chimie, par peur de devenir accro et de finir en groupie de mes comprimés.
Alors je prends mon crayon.
Avec ma plume, je conjure, j’exorcise, j’étale sur mon calepin tous ces maux noctanbulistes qui ont la vedette.
Mais rien n’y fait : ils réclament un rappel, un bis, un troisième acte.
Et voilà que l’heure du lever approche à grands coups de balancier.
Il me reste une heure.
Une misérable petite heure.
Et là, ploc, je m’endors.
Évidemment.
Mais cette dernière heure est vite réanimée par le coq de ma pendulette,
un coq sans cœur, sans pitié, sans empathie,
qui se moque royalement de mes états d’âme et de mes nuits d’insomnie.

Voir les commentaires

Atouts Cachés… ou Pas, ce que j’aurais voulu

par JAK

publié dans Ecrire

 

J’aime l’inventaire à la Prévert, mais j’ai décidé  d’en créer un à ma manière,  ce que j’aimerai ou ne pas être ,  un vrai vide-greniers intérieur, où les animaux font les fiers ou bien   traînent les pieds

Si j’étais un animal, je serais d’abord
un chat, pour ma forte personnalité, mon indépendance, mon esprit taquin et mon délicieux entêtement.
un chien, pour la fidélité qui me tient debout.
un singe, pour l’inventivité qui me chatouille l’esprit.
une souris, pour ma vie nocturne faite d’insomnie

une autruche, pour enfouir ce qui m’ennuie et respirer plus léger.
un corbeau, pour la capacité à résoudre les problèmes avec ruse.
un éléphant, pour la mémoire qui veille et qui garde trace.
une gazelle, pour rebondir, repartir, et retrouver l’élan.

Mais je n’aimerais pas être  

Un serpent pour son venin

Un rhinocéros pour la taille

Un glouton pour  sa voracité et son coté irascible et agressif  

Une araignée  et sa capacité à  tisser une toile meurtrière.

Tout cela ,me direz-vous , cette animalerie, c’est bien joli, cette  partie de votre façon d’être !
Mais

si vous en aviez été la propriétaire, il vous eut fallu un  bien grand zoo pour abriter ce joli monde.    

ou alors,

que vous eussiez le joli de nom de, Noé pour embarquer tout ces bestiaux   sur  une arche

26/03/2026

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>