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milletune

mosaïque d'images

par JAK

publié dans milletune

Mil Et Une  atelier d'écriture à voir ci dessous 

https://miletunesuite.blogspot.com/2024/04/sujet-n89-semaine-du-13-au-20-avril.html#comment-form

Sous les églantiers printaniers

Au son merveilleux d’un violoncelle

J’ai enfourché mon vélo pour te rejoindre

Toi si loin ,vers d’un océan en furie

Mais une méchante Peugeot a rendu ma chair en pâté

Et seule, sur le pavé ,

Ma petite culotte est restée

 

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Chronique d'une cuisinière

par JAK

publié dans milletune

sujet semain 24 mille  et une...

sujet semain 24 mille et une...

 

 

Céleste, la cousine des Antilles venait souvent nous rendre visite.

 

Elle avait été baptisée Panthère, en possédant certains attributs (mais elle n’était pas rose,  je vous vois venir)

 

Si elle avait ce surnom de Panthère,  c’est parce qu’elle était une véritable beauté noire au mélanisme garanti pur ébène, avec une démarche gracieuse et svelte, qui rappelait bien cet animal.

 

Je me demande d’ailleurs pourquoi les autochtones l’avaient qualifiée de ce vocable, ce fauve n’ayant pas pignon sur rue dans ce pays autant que je sache. (Après tout pourquoi ne pas l’avoir affublée du nom de Léopard ?)

Quelques lettrés avaient dû trouver la comparaison savoureuse.

 

Bref, elle séjournait parmi nous et nous étions heureux d’écouter de vive voix les contes et des légendes antillais, qui n’avaient rien à envier à ceux des mille et une nuits.

 

Nous passions d’ailleurs des heures à l’écouter par les chaudes nuits d’été dans notre villa de la Cote d’azur, remplie de palmiers, ce qui rendait la scène encore plus authentique.  -Des Palmiers qu’elle nous avait apportés au cours de ses visites,  arbres resplendissant de santé qui faisaient une sérieuse concurrence à ceux de notre région par leur magnificence et leur robustesse.

 

- Nous avions essayé des palétuviers, mais aucun n’avait accepté d’être déraciné aussi loin de chez lui !

 

Je m’égare de mon sujet, car je voulais surtout vous narrer ses prouesses culinaires.

 

Bien sûr, là aussi elle avait ramené dans ses bagages pleins à craquer, des ingrédients typiques de là-bas, et nous en profitions sous toutes les formes.

 

Mais, surtout me reste de ma mémoire d’enfant, sa recette qui nous faisait succomber de gourmandise:

 

C’était son baba au Rhum.

 

Le plus étoilé des pâtissiers de l’hexagone, n’est pas prêt d’arriver à sa cheville !

 

Ah! le gout de la noix de coco, et celui de la vanille, je m’en lèche encore les babines !

 

Et la crème à base de mangues qu’elle faisait couler dessus généreusement,  elle en surajoutait sans fin, et on imaginait une coulée de la lave des volcans de son pays dont elle nous racontait la profusion d'embrasement

 

J’ai essayé maintes fois sa recette, qu'elle avait écrit pour ma mère, dans un français chanté phonétique , mais je suis toujours resté dans l’échec.-( probablement je n'ai pas su traduire!)

 

J’y ai renoncé, préférant et de loin garder ce souvenir proustien antillais dans ma mémoire.

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Mémoire de moussaillon

par JAK

publié dans milletune

ecrire en s' inspirant de la photo et ajouter le mot CONGRU pour milletune

ecrire en s' inspirant de la photo et ajouter le mot CONGRU pour milletune

 

Je me souviens du jour de cet appareillage en partance pour l’Amérique.

 

 La lune éclairait le port.

 

 Il me fallait trouver du courage  pour chasser le trouble qui m’envahissait  et ne pas prendre les jambes à mon cou pour m'enfuir et retrouver mon ti  que j’allais quitter pour de longs mois.

 

 Mon regard se porta sur des poissons qui bondissaient bizarrement   soulevant  l'écume, c'était des animaux aquatiques  que  les marins  superstitieux n’aimaient pas trop voir dans les parages  du départ, car  ils étaient porteurs de mauvaises prédictions.

 

 Je n'étais plus que l'ombre de moi-même, mais j’avais  fait un  choix : m'embarquer  pour la première fois à 16 ans, sur l'Hermione,  en ce mois de mars 1777.

 

Le sort en  était jeté.

 

Dans cet état d’affolement,   apparu alors  une silhouette gigantesque, munie d'une longue épée, c'était le capitaine du voilier.

 

 Il venait faire la connaissance de tous les  moussaillons désemparés  que nous étions.

 

Dans un hurlement se servant de ses mains en  porte-voix,  il nous intima l’ordre de nous mettre en cercle, et de l’écouter. Il aboyait,  dressé sur une  l’échelle de corde pour mieux nous dominer.

 

Je ne retins  de ses paroles qu’une seule phrase congrue annoncée d’un ton péremptoire :

 

Je ferais de vous des hommes mes gars.

 

Et cela me convenait bien,  foi de  Mathieu Lematelot devenu second maitre 

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Le détail qui change tout.

par JAK

publié dans milletune

proposition de la semaine 17 http://miletune.over-blog.com/tag/les%20sujets/

proposition de la semaine 17 http://miletune.over-blog.com/tag/les%20sujets/

 

 

 

Qui y a –t-il de commun entre une rose et un putois ?

 

Sur le mètre étalon des odeurs, notre appendice nasal les placent à l’opposée.

 

Et pour cette comparaison improbable et  manichéenne, je suis heureuse d’avoir le nez bouché, atteinte d’une hyposomie, salvatrice dans ce cas précis

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Rêve

par JAK

publié dans milletune

 

 

 

Sur le patchwork de ma vie je rêve tel Icare

 

D’atteindre d’inaccessibles  pinacles  montagnards

 

Je voudrais tout  oublier, aller plus haut, là-haut

 

Expérimenter avec délice des ravissements  idéaux.

 

Puis, avec  les Tournesols  applaudir des violons

 

Percevoir des sons  que mon oreille ignore

 

Jouer avec  les astres tels le font les condors.

 

Etre mille femmes volant sur  l’immense escalier

 

Arriver   sur  la tour, riant à gorge déployée

 

Triompher enfin  des  instances terrestres

 

Sonner de la  trompette comme une femme orchestre

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Tanka

par JAK

publié dans milletune

ajouter le terme zygomatique

ajouter le terme zygomatique

 

Cela m’ a inspiré un poème en tanka

 

Rondeurs vermeilles

 

Bourses aux deux gonades cachées

 

Amour monnayé

 

Zygomatiques assouvis

 

Ils ont su entreprendre

 

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Roman photo sur montage-photo Où l’on découvre un naïf bien plaisant

par JAK

publié dans milletune

sujet mille et une commenter l image

sujet mille et une commenter l image

 

Vendredi soir, c’est toujours ainsi, la fin de la semaine, un mal de dent insurmontable qui vient vous accabler. J’ai atrocement mal, aucun calmant n’est efficace.

Je fais le tour des dentistes de ma petite ville, bien sur, ils sont tous partis en WE.

Je me lance, je souffre trop, je me rends aux urgences.

 

Et là vous vous en doutez, une foultitude d’handicapés du moment est devant moi. J’en ai au moins pour 4 heures d’attente !

 

Il ne me reste qu’à mettre ma patience à épreuve, c’est dur-dur.

 

Un siège est vacant, et je comprends vite en m’installant sa désertitude : je suis sous le ventilateur !

 

J' aurais dû… prendre un siège pliant, amener  de la lecture ou une formule de mot croisés, non,  je n’ai que mes yeux pour pleurer le tourment qui s’accélère au gré de mon inoccupation mentale.

 

Une pile de revues, pages apparemment mal en point, traine sur une table bancale, mais tant pis pour la médiocrité des lectures proposées, tout sauf leitmotiv du « j’ai mal » . Il faut que je m’occupe l’esprit.

 

Nous Deux ??? Je pensais que cette revue avait disparue dans les oubliettes des temps.

 

Je feuillette, l’air dégagé, survole avec désinvolture mine de rien.

A la page 42, un roman-photo, -normal pour ce genre de revue-,

l' héroïne au lit me fait dresser les cheveux sur la tête !

 

Ma chère et tendre épouse avec un gigolo, qui de surcroit est mécontent d’être avec elle ! Quel culot méprisant de la part de ce jeune freluquet !

 

Mais que fait Martine ici, languissante sur cette couche ???

 

Je n’en reviens pas. Je suis furax, peut-être aurait-elle pu m’en parler ? Si elle voulait arrondir ses fins de mois en faisant de la figuration ! C’est bien connu, je suis large d’esprit !

 

Mon mal de dents par miracle (mal de dents mal d’amour) cesse aussitôt. Je pars à toute vitesse il faut que je tire les choses au clair !

 

Arrivé à la maison, Martine, surprise de mon prompt retour me demande si je vais mieux.

 

Je lui jette la revue sous le nez et exige des explications.

 

Elle est encore plus stupéfaite que moi !

 

Après maints recoupements, nous arrivons à une conclusion :

Au cours d’une séance d’hypnose, qui devait soi-disant l'aider à ne plus fumer, le malhonnête gourou, qu’une bonne copine lui avait indiqué, a  pris une photo et fait un montage au résultat probant !

Ce malin se fait des tunes sous toutes les formes. A sa manière il travaille plus pour gagner plus .

 

Je crois Martine… elle ne ment jamais...

 

Toutefois, je suis surpris qu’elle ait accepté d’être hypnotisée en soutien gorge !

 

Il faudra que je me renseigne pour savoir si c’est les us et coutumes dans le métier.

 

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un dimanche au bord de l'eau

par JAK

publié dans milletune

sujet commenter l image

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Avec mon homme, il y a 60 ans que nous sommes unis. C’est lui-même qui a fourni les fleurs de ma couronne de mariée, des roses qu’il m’avait garanties sans épines. J’étais très naïve à cette époque, je croyais presque que les bébés naissaient dans les choux.

 

Homme de la campagne, il lui fallait un bout de jardin pour se sentir libre. Bien sur dans notre banlieue, les lopins de terre n’abondaient pas.

 

A force de niaque il découvrit à quelques KLM un jardin d’ouvriers, moyennant quelques modestes monnaies annuelles. Il s’y rendait tous les jours qu’il pleuve, vente ou neige.

 

Dès sa sortie de l’usine oubliant les cadences infernales, lui l’esclave de la robotique, il faisait le détour en prenant direct le RER

 

Au long de toutes ces années j’ai été très patiente, mais occupée avec notre nombreuse marmaille, je n ai pas vu passer le temps.

 

J’avais des légumes à foison, des fleurs plein mes vases imitation cristal, et qui embaumaient la maison.

 

Aujourd’hui, après 60 ans de vie commune, les enfants partis, pour oublier cette vie tristounette, je me suis inscrite à un club de tricotage. On se raconte nos malheurs, nous femmes de jardiniers.

 

Mon cher homme toujours parmi ses fleurs et légumes est de plus en plus aux abonnés absents à la maison.

 

Je suis souvent seule dans ma cuisine  tapissée de calendriers lunaires qu’il collectionne chaque année . Il n'a jamais pu se résoudre à remplacer le précédent.

 

Il parle rarement, sauf pour me dire:

 

- aujourd’hui j ai planté des échalotes,

 

Ou bien:

 

- les limaces ont mangé tout le carré de salade.

 

Même le soir, après le potage, il lit Rustica au lieu de s’occuper de mon parterre.

 

La nuit il se réveille en sursaut, appel Naconit, une de ses fleurs préférées, ou bien avec des gestes saccadés il semble élaguer ses rosiers.

 

Cependant, depuis peu le nom clamé a changé, il murmure amoureusement:

 

- Valérie, Valérie

 

Ca devait arriver, mon Jules, oui c’est son prénom, Jules, le roi des jardinier me trompe.

 

Il me faut en avoir le cœur net.

 

En catimini, je me rends dans son jardinet vénéré.

 

Et là j’en vois de belles : ils sont tous là, ces jardiniers amateurs, en tenue débraillée, et ils posent devant une jeune photographe, c’est à qui prendra la pose la plus bucolique, suggérant l’amour de la nature !!!

 

N’en pouvant plus de suffocation, je m’interpose et demande telle une virago:

 

- c’est quoi ce bizness ????

Vous n’avez pas honte à votre âge ????

 

Et à mon grand étonnement, en chœur ils ne répondent

 

- on prépare le calendrier des Jardiniers Croulants

 

Abasourdie, je n’en reviens pas, et ils enchainent aussitôt:

 

-C’est pour les vendre et construire une guinguette, où vous, nos femmes chéries, vous pourrez venir guincher le dimanche…

 

Me voici à nouveau avec mes illusions, rajeunie, j’y crois.

On verra en son temps pour les douleurs de l'arthrose!

 

 

 

C’est-y pas beau la vie ????

 

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Le cri du désespoir

par JAK

publié dans milletune

consigne semaine 10 miletune

consigne semaine 10 miletune

 

A longueur de journée je trime et je dispache

 

Les poissons que la mer furieusement crache

 

Immuablement, sur moi, le persécuté.

 

 

Faudra-t-il que l’absurde enfin soit démasqué

 

Pour qu’enfin tel Sisyphe je ne sois condamné

 

Je ne demande qu’à vivre sur une terre apaisée.

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Patinage

par JAK

publié dans milletune

consignes de http://miletune.over-blog.com/

consignes de http://miletune.over-blog.com/

La Patineuse sylphide abandonne sur la glace

 

Son corps léger au gré de ses patins à lame

 

Elle virevolte, tournoie, s’élève, et parfois tombe

 

Mais reprend son essor sous les yeux de sa mère

 

Restant béate des exploits prodigieux de l’enfant

 

Le père vigilant a une préférence pour l’ainée

 

dont il connait le talent réel et cette détermination, il l’encourage

 

il sait déjà que les résultats seront probants

 

elle a pour nom Sonja Henie

 

 

 

NB j ai imaginé ce personnage de patineuse, mais le peintre et la patineuse de mon texte, sont mort tous deux dans un avion victimes de deux fléaux : la guerre et la maladie

Percy Shakespeare (né le 28 Février 1906 à Dudley , Angleterre est mort le 25 mai 1943 sur la côte sud anglaise). peintre anglais il est mort dans un raid aérien pendant la Seconde Guerre mondiale

Sonja Henie une patineuse artistique et une actrice norvégienne, née à Oslo le 8 avril 1912, décédée le 12 octobre 1969 dans un vol Paris-Oslo.

 

JAKpour sujet semaine 9 miletune

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