Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

sam'defi

Chronique d’un bouquet presque fatal

par JAK

publié dans Sam'défi

consignes ici  defi du samedi 919 

 

L’an dernier, sur le chemin qui fait le tour du zoo, j’ai croisé des fleurs magnifiques, majestueuses, du genre à vous faire oublier toute prudence.
Avec ma manie de ramener un bouquet pour fleurir ma maisonnée, j’en ai cueilli une belle brassée.
Grand mal m’en a pris.
J’ai failli ne plus jamais pouvoir venir icitte poser mes mots, tant de grands maux auraient pu s’ensuivre.

Je vous explique.

Être maniaque, parfois, ça sauve la vie. Et moi, je le suis grandement.
J’ai toujours dans mon sac à dos du papier kraft, au cas où une petite séance de grappillage improvisé se présenterait.
J’y ai  donc emballé les tiges avec soin, façon fleuriste de randonnée.

J’aurais bien vérifié sur mon portable avec l’appli PLANET… mais dans ce coin-là, la G7 ne passe pas.
Pas une barre. Pas un soupir de réseau.
Juste moi, les fleurs, et le Mont Blanc qui me regardait de loin.

J’ai poursuivi ma promenade, admirant le panorama qui s’étale du Mont Blanc au Pilat, entre eux deux, une nature vallonnée, souriante.

Arrivée dans mon antre, j’ai posé les fleurs sur une table du jardin, prête à leur offrir un vase digne de leur beauté.
J’ai pris le temps de quitter mes godillots, de me laver les mains, comme à l’accoutumée, puis j’ai repris mon smartphone pour en savoir plus sur ma récolte.

Et là… horreur et désespoir.

J’ai découvert que la belle inconnue appartenait à la même famille que la pomme de terre et la tomate, légumes que j’apprécie, certes, mais on ne choisit pas toujours sa famille.

 

De plus, Wiki m’annonce, l’air de rien, que la plante est toxique.


L’herbe du diable.
La belle enjôleuse qui rend fou.

Coïncidence ou pas, mon cœur s’est mis à battre comme un tambour de carnaval, une tachycardie digne d’un marathon.
Des mouches noires ont voleté dans mes pupilles, j’étais confuse, incapable de prendre une décision.
Heureusement, tout cela n’a duré qu’un instant.
(Et entre nous… je me demande encore si je n’ai pas tout imaginé.)

Gantée jusqu’aux coudes, je n’ai même pas osé jeter ces fleurs dans le compost, on ne sait jamais, elles auraient pu contaminer mes épluchures.


Non, direct dans la poubelle, enfermées dans un sac plastique, par respect pour les éboueurs et pour la paix du monde.

 

 

Nota histoire véridique

 

Voir les commentaires

I L♥ve le jeu du samedi

par JAK

publié dans Sam'défi

défi 353 de sam-défi 31 5 2015

défi 353 de sam-défi 31 5 2015

 

 

 

 

Il était une fois un jeu dont les participants devaient créer ensemble le plus merveilleux des contes de fées...

Et ces intervenants se trouvaient chaque samedi à minuit, heure fatidique pour faire apparaitre des récits-fantomatiques

Les élucubrations allaient bon train, au delà de la déraison

Certains très érudits sortaient le jeu de leurs connaissances, et épataient tout le monde

D’autres poètes dans l’âme trouvaient toujours quelques rimes au chapeau en sonnet

Des out-atlantiques, aimaient faire jaillir de leur youtube des pantins animés qui nous ravissaient.

Des fantaisistes animaient leur récit d’images pour mieux convaincre.

Les valets étaient rois, les dames reines, et leurs enfants les mots pullulaient de vocables rares ou savants qui s’étalaient comme du miel sur le pain beurré, ils se gaussaient, se gargarisaient, quelquefois nous  alarmaient, faisaient rire ou  parfois grincer des dents.

Le conteur qui parvenait à rendre une histoire intéressante l’emportait par un nombre élevé de commentaires.

Mais tous étaient des joueurs invétérés, accros à leur rendez vous.

 

le rendez vous de la jovialité

Voir les commentaires

Défi 348

par JAK

publié dans Sam'défi

Défi 348

ecrivez une suite a

 

"Quand j'ai connu M. Hartz, il était marchand naturaliste et faisait tranquillement ses affaires en vendant, aux amateurs de collections, des minéraux, des insectes ou des plantes. Chargé d'une commission pour lui, je m'intéressais médiocrement aux objets précieux qui encombraient sa boutique, lorsque, tout en causant avec lui de l'ami commun qui nous avait mis en rapport ,et en touchant machinalement une pierre en forme d'œuf qui s'était trouvée sous ma main, je la laissai tomber." Ecrivez une suite a ce texte….

 

 

 

Il vola en mille éclats, mais les éclats de rire de Monsieur Hartz furent beaucoup plus étonnants.

 

Il me dit alors grand merci.

 

En effet, cet œuf lui avait été laissé en héritage par sa chère et tendre belle mère qu’il ne pouvait voir, même en peinture. Mais, comme il était malgré tout scrupuleux, il conservait cet objet non désiré, avec l’espoir qu’un amateur l’en débarrasserait….

 

Et c’est là tout mon amateurisme, je l’avais par ma maladresse débarrassé à jamais.

 

Jubilant en ramassant les débris, il s’aperçu alors qu’il y avait un billet finement plié.

Il l’ouvrit. Son visage s’assombri alors, car il apprit que cet œuf avait été pondu par la poule aux œufs d’or !

 

Je parti à grandes enjambées, craignant les représailles de Monsieur Hartz.

 

Moralité

Un œuf de belle mère peut bien en cacher un autre

pour defi 348 samedi défi

pour defi 348 samedi défi

Voir les commentaires

"Si j'aurais su, j'aurais menti"

par JAK

publié dans Sam'défi

Consigne vous avez reçu un diplome totalement déjanté

 

J’étais dans mon hamac, humant avec délice l’herbe que je venais de tondre et profitant des généreux rayons du soleil.

Ce repos était mérité : 350m2 c’est dur dur par cette journée orageuse printanière.

 

Soudain le chant du coucou : c’est le signal de ma tablette pour un mail en entrance…

 

Un peu désœuvrée, je jette un œil, on ne sait jamais, si un pote m’invitait au resto, ce ne serait pas de refus.

 

Non, ce sont les Finances Publiques qui me mèlent.

Je les avais totalement occulté ces ceusses.

Déjà que chaque mois ils me ponctionnent, si faut qu’en plus qu’ils m’écrivent ???? Pour me dirent quoi ????

 

Bon j’ouvre, et bien vous n’en reviendrez pas,

 

Ils me décernent le diplôme de l’assiduité – ca fait près de 60 ans qu’on se fréquente remarquez.

 

Je vous le reproduis ci dessous car il vaut son pesant d’or, et en matière d’impôts les mots veulent bien dire ce qu’ils veulent dire !

 

Bon ce n’est pas que je veux me plaindre…

j’apprécie, les routes avec ses limitations de vitesse, les ronds points qui ne s’interrompent jamais, la carte des départements décomposés, moi qui avait dû les apprendre par cœur… etc.

 

Mais vrai de vrai on n’est vraiment pas tous à la même enseigne.

 

Jak pour le défi du samedi #346

 

 

"Si j'aurais su, j'aurais menti"

Voir les commentaires

L'oiseau rare

par JAK

publié dans Sam'défi

 défi de la semaine pour samedi defi entrez, choisissez, racontez....Défi #340

défi de la semaine pour samedi defi entrez, choisissez, racontez....Défi #340

L’hiver avait promptement confisqué l’automne pluvieux. Aussi lorsque Léon sorti de la tortueuse traboule, il vit sous les lampadaires déjà allumés, la neige tomber imperceptiblement sous le halo de la lumière blafarde. Cependant, il la sentait bien, elle s’infiltrait dans son cou. Il releva le col de sa vieille canadienne instinctivement, et pressa le pas pour atteindre son cher Bazar Du Bizarre.

 

Il fréquentait régulièrement le lieu où l’on trouvait souvent l’impossible. Mais, ce soir, par ce temps, quelle idée impérieuse avait-il pour s’être déplacé dans le but de trouver ce qu’il convoitait avec tant d’ardeur.

 

Léon, un collectionneur-bricoleur de première, était toujours à la recherche de bidules insolites que l’on ne trouvait nulle part. Il les collectionnait après leur avoir donner une seconde vie.

 

Depuis que sa femme l’avait quitté, pour un je-m’en-foutiste, un bon à rien, il avait tout son temps. Plus de reproches, son passe temps favori l’accaparait, lui faisant perdre toute notion du temps. Peut-être une douceur pour compenser la solitude ? Lui même n’en avait pas conscience.

Généreux, ce dada il en faisait aussi profiter ses voisins, rendant de menus services ...Notamment la coquette veuve du 5ieme à qui il manquait toujours quelque chose. Elle le guignait avec de grands yeux reconnaissants, mais il n’osait conclure…

 

 

 

Il descendit les deux marches de la boutique dont la porte était singulièrement en contrebas. Le carillon en bambou émis un tintement au calme exotique qui contrebalançait l’embrouillement que l’on entrevoyait dès l’entrée : Un véritable capharnaüm s’offrait au regard.

Léon habitué des lieux, loin d’être interloqué, entreprit, hasardeux ses recherches. Evitant les embuches de cette pagaille effroyable il se frayait un chemin parmi les trucs-machins-choses hétéroclites posés un peu partout sans aucune logique…

 

C’est bien le grand rebut des rébus pensa-t-il en souriant.

 

Sortie de nulle part, une sorte de virago surgit, la propriétaire. Le mot tenancière aurait mieux convenu vu l’état bordélique de l’antre. Son apparence insolite ne dénotait pas avec le décor.

Maigre et longue à n’en plus finir avec sa souquenille, le chignon en bataille, elle avançait vers lui trainant ses pas sur de vieilles babouches, un cigare de guingois à moitié consommé sur les lèvres

 

« C’ quoi que vous cherchez jeune-homme ? »

 

Lança- t elle à Léon (qui cependant allait sur ses 50 allégrement). Mais vu l’âge plus que canonique de la daronne on comprenait le manque d’appréciation…

 

Léon obnubilé par sa recherche ne prit même pas garde à cette demande tonnée sur un ton peu amène. Puis enfin, excédé de porter un regard infructueux sur cet océan de merdouilles, il précisa à la femme, l’objet précis de sa recherche.

 

La vieille alors, surprise, se déridât, ce qui la rajeunit d’un coup de plusieurs décennies.

 

« Vous aussi vous en cherchez Une ?»,

 

dit-elle en se désopilant à Léon ébaudi qui leva un sourcil surpris interrogateur

 

« Bizarre cette coïncidence !, En 70 ans de commerce jamais on ne m’en a demandé ! Mais pas plus tard que tantôt, une jeune personne, une veuve d’environ 50 ans (pour elle tout le monde était jeune) est venu en quérir une. »

« Pour ma part je n’en ai jamais vu, ni même imaginé »

 

Et elle enchaina :

 

« Et pour trouver ça ici, il faut vraiment être désespéré !

Mais mon p’tit c’est comme si vous me demandiez de vous dénicher l’oiseau rare !

Ah ! Ça oui, trouver la clé qui ouvre la porte du bonheur c’est bien incongru dans un bazar! »

 

Léon acquiesça mollement, et reparti bredouille mais, mais tout ragaillardi dans sa tête, car il avait sa petite idée……

 

Et c’est direct qu’il monterait au 5° en arrivant chez lui, sans même attendre l’ascenseur.

 

 

 

Voir les commentaires

De vrais cintrés

par JAK

publié dans Sam'défi




J ai une drôle de famille, tous des Maniakoportordonnés.

collectionneurs un peu patères sur les bords.*




Mon oncle benjamin éternel amoureux a installé celui-ci dans son entrée.         
Dès lors, ses copines savent à quoi s’en (ou se) tenir.


Ma cousine Coco s’en fait de belles robes. Elle bosse chez Hugo, vous savez 

 


 celui qui est régulièrement sous les feux de la rampe                                 
  





J’ai un cousin prétentieux. Il habite Chamonix et pour prouver la nature de sa datcha a mis celui-ci à la porte.                                    




Mon frère qui travaille chez Guy Deg rêve même la nuit à son travail. Il a concocté celui-ci avec des rebuts                                      


Et mon bricoleur de mari a posé celui-ci dans l’entrée                              
Un jour de bisbille à ce sujet, il m’a dit que ces clés plates étaient en rapport avec ma morphologie !
Je ne vois pas de quoi il parle !




Son frère chauffagiste,  récupérateur , a installé ceci : 

                                                                                                   
J’vous dis pas les vannes qu’il reçoit de ses visiteurs !


Son épouse, ma pimbêche de belle sœur, toujours tirée à quatre épingles, s’est bien amusée en enfilant des perles                                  

M’est avis qu’elles sont aussi fausses qu’elle !




Et ma sœur, la pragmatique, se sert de son aspirateur                                 
pour faire respirer toutes ses fringues.
L’ennui c’est qu’elle doit tout sortir lorsqu’elle fait la poussière… ce qui explique que chez elle il y a pas mal de moutons.


Mais je reconnais que son esprit économe mérite d’être à l’honneur
de un, elle en a fait deux :

et elle l’a installé ni une ni deux dans sa chambre




Quant à moi entre deux séances de musique où je croche les notes,


Je pose mon survêt sur les pitons de ma salle de gym et à l’aise                                                                                                                                                                      

, en collants je peux assouplir mes gambettes.




Pendant ce temps mon grand fait ses devoirs, mais je le soupçonne de lorgner vers la sortie où sont suspendus ses vêtements de jeux.

 

 


                           



Quant à ma dernière, c’est la plus tranquille, elle dort juste au dessous de la patère
que lui a confectionnée son grand père, magicien dans une clinique de poupées.
                        

 



Mais je l’avoue, j’ai beaucoup de nostalgie pour celui de mon enfance, à l’école maternelle où je devais me lever sur la pointe des pieds pour suspendre ma valisette qui fleurait bon la banane

                  

 

 



Sur ce, je vous quitte, je vais mettre mon crayon au vestiaire

                       


 

Patère : (n.m) chiffonnier ambulant,( parlé stéphanois gaga)





Jak pour défi 339

Voir les commentaires

Rue du Paradis

par JAK

publié dans Sam'défi

 Consigne : Le paradis n'est pas sur terre,  mais il y en a des morceaux.  Il y a  sur la terre un paradis brisé.  Jules Renard-Journal -dites ce que vous en pensez

Consigne : Le paradis n'est pas sur terre, mais il y en a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé. Jules Renard-Journal -dites ce que vous en pensez

 

 

 

Le Paradis, que ne m’a-t-il pas fait rêver ??? Dans mon enfance un chemin pentu, pas loin de la ville y menait péniblement. Tous les Jeudis, avec les copains, filles et garçons, nous nous y accédions pour découvrir, on ne savait trop quoi.

 

Chaque fois c’était la même sensation d’une expédition vers l’inconnu. En bordure du chemin pierreux, des arbres aux ramures excentriques nous lorgnaient nous tendant leurs bras tortueux. Nous en cherchions un accessible, pour l’escalader, et, de sa cime découvrir la cité qui s’agitait à nos pieds, refaisant, du haut de cette citadelle, un monde, et celui-ci alors, nous appartenait.

 

Il y avait aussi à quelques pas, un immense comble, un abime, broussailleux que les ronces avaient capté et transformé en un royaume sinistre. L’enfer ? Nous imaginions l’antre de quelque Diable-Sorcier, mais au grand jamais nous ne l’aurions exploré pédibus. Seuls nos yeux s’y activaient et le scrutaient, sans cependant y déceler la moindre trace de l’autochtone sorti de notre imaginaire… le mystère demeurait entier…

 

Les anciens certifiaient que le soir venu il s’y tramait des choses étranges… Une Dame blanche y rodait…. Mais notre courage émérite ne nous permettait pas d’aller en vérifier la véracité aux heures tardives. Nous avions, devant cette énigme menaçante, une curiosité bien velléitaire.

 

Je n’ai jamais su pourquoi cette grimpette se nommait rue du Paradis, mais pour nous c’était l’ouverture vers la porte d’un éden imaginaire qui nous captivait et concrétisaient nos angoisses de pré adolescents.

Et nous étions heureux d’être tous ensemble. N’était-ce pas là, le plus beau des Paradis.

 

 

Puis l’âge venant, j’ai pensé que le paradis, paradigme éternel de la soif de bonheur, n’existait pas. Trop de souffrances semblaient l’interdire.

Alors, je n’ai pas cherché à savoir si il existe, je me suis contentée de savourez chaque moment.

Telle est a été et demeure ma conception, et je cultive toujours, peut-être naïvement, quelques coins paradisiaques,

 

Finalement,

Brin de Paradis, ou embuche embarquée sur les rives du Styx, à chacun son choix.

 

 

Le Paradis l'ami Georges l'a si bien chanté

le 16 02 2015

defi 338Jak

 

Voir les commentaires

la consigne : Tradition :

par JAK

publié dans Sam'défi

 

 

 

 

Toujours intrusifs, les us et les coutumes

Restent pour moi une fastidieuse corvée.

Ah ces rituels protocolaires, qu’il me faut

De gré ou de force, de toute façon , accomplir

Ils m’emmerdent, me soulent, occasionnent bien des soupirs

Tyrannisent mon esprit anticonformiste

Immolent mes envies d’indépendance déviantiste

Où est mon libre arbitre, à tire-d’aile envolé.

Non, ici je le crie, je veux retrouver ma liberté

 

 

Jak pour Défi #336

 

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>