Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

portrais chinois

par JAK

publié dans ateliers d ecriture

Le mot mystère 47 – le mot – La plume qui chatouille

 

tirage 47 – 9 lettres – nom masculin

E E E I C R T T L   

définitions : plusieurs sens pour un seul mot

 

le mystère restera entier jusqu’au 31 août. Un peu de repos avant de reprendre le rythme par quinzaine

à la mode portrait chinois :

Si j’étais une couleur, je serais zinzolin, pris à la lettre : personne ne sait ce que ça veut dire, mais tout le monde fait semblant

 Si j’étais un animal, je serais un tiercelet car ma célérité serait la plus efficace pour attraper ce qui m’échappe

Si j’étais une saison, je serais l’automne, acerbe et étréci, comme une lumière qui se resserre avant de mieux renaître

Si j’étais un objet, je serais une plume :  elle laisse une trace écrite, légère mais impossible à effacer.

Si j’étais un plat, je serais un matefaim, la recette préférée de ma grand-mère au parlé gaga

Si j’étais une musique, je serais Les Quatre Saisons, car c’est un concerto qui   recèle la force des contrastes, la beauté des cycles et l’intensité des émotions.

Si j’étais un lieu, je serais un jardin où régneraient céleri, persil, thym, et basilic, les ingrédients préférés de ma cuisine

Si j’étais une émotion, je serais un rire écrêté : il part fort… puis se casse en plein vol

Voir les commentaires

C'est la rentrée

par JAK

publié dans Chronique du jour

 

 

Dans ma jeunesse la rentrée des classes était le 1er octobre.

Les vacances d’été étaient plus longues dans les années 40,

youpi !  c’était le temps des vendanges chez Tonton Claude le vigneron

Traditionnellement nous alliions l’aider.

 Mais nous, les petites mains nous grappillions surtout des raisins pour notre gourmandise.

 Si bien que le soir nous étions le ventre bien rempli, et presque et un peu pompettes.

Depuis le 14 juillet nous étions en vacances, et la rentrée était loin, très loin.

Mais la rentrée garde toujours son rituel

Toujours les pleurs, toujours les copains, toujours les cartables trop lourds.

 La seule différence, c’est qu’aujourd’hui les enfants pleurent… parce qu’on leur confisque le téléphone, pas parce qu’on les laisse à l’école.

Et, j ‘imagine, si j’avais eu un smartphone à la rentrée…

J’aurais pris une photo de Tonton Claude avec un filtre

 “vendanges 1945”.

 Et surement envoyé un SMS :

 « Maman, je suis bien rentrée, je mets le couvert. »

Voir les commentaires

garçon

par JAK

Proposition n°112

Laissez libre à votre imagination en utilisant les phrases, mots, expression et thème proposés, sans les modifier.

- Phrases tremblement de terre - diminuer la consommation - une carrière prometteuse - une œuvre d’art - vaquer à ses occupations - conversations téléphoniques - garçon de café.

- Mots ou expressions : à bonne école - toucher du bois – indiquer – grenouilles – exécution.

- et/ou Thème : CANICULE

L'atelier jeux d'écriture de Nanou: Proposition n°112

 

Assise devant un verre de bière, je contemple les passants, qui s’en vont  vaquer à leurs occupations

Sur les tables autour de moi, indiscrète , j’écoute les conversations

J’imagine.

Et la divagation,  chez moi, est toujours en pleine exécution d’imaginaire,  et elle courre, courre, …

Le garçon de café plateau arrimé sur sa main ouverte, fait des vas et viens incessants, il touche du bois dans sa tête pour que rien ne s’écroule

Les clients aussi d’ailleurs, car alors qu’elle catastrophe!

On pourrait ouïr de partout,  des exclamations, des phrases tremblement de terre,

genre :

oh ce n’est pas vrai ...     en   30 ans je n’ai jamais vu çà  ...    regarde çà tombe… etc.…

Mais il n’en est rien !

 

Garçon, on le ne connais que sous ce nom, la cinquantaine, grand beau élancé, le regard farouche, il  arpente en allées et venues incessantes, tout le bistrot et la terrasse

Il a été élevé à bonne école, son père déjà exerçait le métier, et l’avait initié à cette  carrière prometteuse pensant qu’elle lui irait comme un gant

 

 

Sur une étagère,  près de la cabine  où l’on entend clairement toutes les conversations téléphoniques,   une grenouille monte et descend sur son échelle.

Elle joue à la météo, et en ce moment elle indique « canicule. »

 

L’ambiance est bonne mère, les échanges conviviaux

Et moi, savourant  mon verre , pas du genre  à diminuer la consommation, je regarde Garçon.

Je pense que cette silhouette qui circule avec légèreté, ressemble une œuvre d’art

 

 

 

Voir les commentaires

Insolite

par JAK

publié dans Chronique du jour

  

Au fond du jardin, trône mon vieux bac à compost.

 Un vétéran. Un sage. Un patriarche.

 Il reçoit mes épluchures depuis si longtemps qu’il pourrait écrire ses mémoires : « Confessions d’un bac qui en a vu passer des patates ».

En temps normal, il me remercie avec une terre fine, équilibrée,  parfaite pour mes pots de fleurs.

 Mais cette année… la canicule l’a mis en K O , tel  un biscuit oublié dans un tiroir.

Et puis, un matin de mi‑août, voilà qu’à ses pieds

 surgissent des feuilles de cucurbitacées.

Des intruses. Des clandestines. Des aventurières.

Amusée, je les laisse faire. Après tout, si la nature veut improviser, je ne vais pas l’en empêcher.

Les jours passent. Le feuillage s’étale.

Les fleurs jaunes brillent.

 Certaines fanent sans produire de fruit

Puis une vrille se dresse, ambitieuse,

 Elle grimpe sur le grillage,

elle s’exhibe, elle transforme

 ce coin fade en scène végétale

Et justement… un fruit apparaît.

Pas bien gros. Pas bien sûr de lui.

Mais là, suspendu, en plein milieu

de son ascension il me fait de l’œil

 Va‑t‑il grossir ? Mystère. Suspense.

 Je le couve du regard comme si j’attendais

le prochain épisode d’une série.

La lignée continue, escalade, s’étire, promet des fleurs,

 peut‑être d’autres fruits ?

Et moi, je reste là, admirative devant cette nature

 qui, même desséchée, même épuisée,

 trouve encore le moyen de dire : « Laissez‑moi faire, je gère. »

Pendant que les humains, eux, la remercient en l’accablant.

Demain, qui survivra le mieux ?

La cucurbitacée acrobate ou l’humanité essoufflée ?

Je parie sur la plante. Elle, au moins, ne se plaint jamais.

Voir les commentaires

hommage a une grande artiste japonaise

par JAK

publié dans Chronique du jour

En hommage a une artiste Japonaise   décédée en aout 2026,

 j’ai fait ce modeste montage

 

 

Aujourd’hui encore, son œuvre demeure comme un souffle fragile, une présence discrète mais tenace.

Décédée en août 2026, elle laisse derrière elle une constellation de formes et de pensées, un univers où la douleur se fait couleur, où la perception troublée devient création. Son art, né de l’ombre, continue d’éclairer ceux qui le regardent.

 

Elle disait pratiquer « l’art psychosomatique », une création qui puisait directement dans sa maladie, ses obsessions et ses névroses. Pour elle, l’acte artistique n’était  pas une échappatoire, mais une manière de matérialiser ce qui la traversait, de donner forme à ce qui l’assaillait.

Le motif du pois, devenu sa signature visuelle, lui est apparu lors de ses premières hallucinations.

Avant d’être un élément esthétique, il fut une intrusion mentale, une vision répétitive qui s’imposait à elle

Peu à peu, ce motif s’est transformé en outil visuel, un langage personnel permettant de traduire son rapport au monde, à son corps et à sa perception altérée de la réalité.

 

Voir les commentaires

le vieux chêne

par JAK

publié dans UNE IMAGE UN TEXTE

 

 

 

 

Au bord du sentier, un vieux chêne veille.

Depuis si longtemps qu’on ne sait plus dire quand il a pris son poste,

Mais il est là, fidèle, enraciné comme une mémoire.

Autrefois, un figuier lui tenait compagnie.

Ils partageaient l’ombre, le vent, les saisons.

Puis la maladie s’est glissée dans ses nervures, une mosaïque sombre, tenace,

qui a jauni ses feuilles avant de les faire choir une à une,

Comme un adieu sans bruit.

 

Alors, du vieux chêne, une sève de larmes a coulé.

 Car les arbres aussi savent pleurer, et garder le souvenir

Mais le temps a passé, et le chêne a repris son rôle de guetteur du chemin.

Il compte les pas, les souffles, les silhouettes

 des randonneurs qui empruntent la coursière,

Et lorsqu’un promeneur passe devant lui,

 il a toujours un geste, un salut : ses feuilles bruissent

Ce géant immobile, garde le passage et raconte, en silence,

l’histoire de ceux qui passent et puis s’en vont.     

 

 

 

 

 

 

Photo JP coursière SMLP Tremolin

 

 

 

RdeG 25 08 2026

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>