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Jeanjean le jardinier

par JAK

publié dans SOUVENIR

 

 

Jeanjean est un magicien du temps.

Il enfouit des promesses dans la terre

et en fait surgir des merveilles quelques mois plus tard.

C’est un semeur de rêves, ce qu’ il  plante aujourd’hui s'embellira demain.

On le voit  veiller affectueusement chaque plante, chaque fleurs,  comme un père sur ses enfants.

Ni le manque d’eau, ni son excès, ni un soleil trop ardent ou trop timide ne le déstabilisent: entre le binage et l’arrosage, il veille sans relâche sur son jardin et sait ce qu'il faute faire  au bon moment.

Des salades, des carottes , des tomates ou haricots,

 il vous en offre à gogo!

Mais attention les limaces, n’ont pas intérêt

à pointer leur nez, car il les extirpe aussitôt

bon garçon respectueux de la nature, il les distribue

 aux moineaux qui foisonnent dans son jardin

Sa cabane est plantée au milieu d’un océan de verdure.

Y sommeillent ses outils :

la bèche et le râteau,  la binette et le sécateur, l’indispensable arrosoir,  des ficelles à foison pour lier fleurs ou plantes sur un support d’osier

 et plein de mille choses inimaginables…

Un petit ru coule au fond de son domaine,

et lui apporte fraicheur et bien-être

En amont de celui-ci se trouve le poulailler :

la demeure des poules qui picorent dans leur enclos.

Défense leur est faite de se promener au jardin.

Un coq règne sur la voletaille et chaque matin lance des cocoricos à faire pâlir un ténor  !

Tous les jours Jeanjean procède au ramassage de cocos

qui enchantent les papilles de ses petits- enfants

 et aussi celles des voisins .

Son vieux béret est à bout de souffle et laisse voir la trace cirée de ses doigts,   il en a vu des saisons ce couvre-chef !

Sa silhouette est ronde, façonnée par l'âge et une vie de bonne chère.

Il a peine à fermer sa ceinture et son ventre déborde

Ses sabots à l’ancienne protègent bien ses pieds,

qui maintenant avec l’âge , souffrent d’arthrose .

Et du matin au soir il va et vient, examine supervise, récolte, désherbe

Juste un instant pour un petit casse-croute,

laguiole en mains, pain et saucisson, qu’il savoure

sur un vieux banc tout en surveillant son domaine

Le jardin est son royaume

 

C’était mon grand père né en 1889

 Il  m’a appris l’amour de la nature

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cueillette

par JAK

 

consignes ici ↓

 

A L’automne , s’entame  la saison des champignons

Jeanjean, le jardinier, muni d’un couteau bien pointu et d’un panier d’osier, s’en  va de bon matin

Il entame  la montée du coteau au bout de laquelle il connait un coin bien à lui où les bolets se cachent dans des mottes sous un monceau de mousse , bien au frais, et qui  savent résister  à la menace de la canicule

Ce ramasseur inné, accoutumé a la mycologie,

est un fin expert.

C’est le moment où il  prend alors  un contact 

charnel avec la nature

Il écoute bruisser les feuilles ,

lui annonçant le changement de temps ,

si pluie ,il s’en régale  

car les bolets pousseront plus vite.

 

Et les voici  justement fidèles au poste .

Jeanjean est aux anges

 

Ainsi va l’automne : les feuilles tombent,

les bolets poussent

et Jeanjean grimpe le coteau.

Un cycle immuable de la nature…

sauf pour les champignons

qui croisent son panier d’osier !

 

 

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Mystère au club de tennis

par JAK

Un étrange phénomène se produisait chaque soir : les tentes  qui abritaient les joueurs se mettaient à briller d’une lueur nitescence, comme si elles avaient été teintées par une fée un peu fofolle
Dans un coin du terrain, un nicéen fraîchement arrivé du comté de Nice, avec un accent fortement accentué, qui faisait sourire, tentait d’expliquer que tout cela était parfaitement normal, mais personne ne l’écoutait : tout le monde était trop occupé à chercher la tétine perdue de la nièce du président du club
 Celle-ci, produisait des petits tics nerveux à chaque fois qu’on prononçait le mot sein 
Finalement, après une enquête digne d’un roman, on découvrit que les tics de la nièce, les tentes lumineuses et les teintes magiques b=, que cette scène provenait  d’un seul coupable : un projecteur défectueux… et un chat qui avait décidé de dormir dessus. 

Il ne bougea pas d’un poil. Ce brave minou à la tête tigrée se rappelait ses voyages dans les mers du Sud, où il couchait dans la sentine, bercé par les roulis du bateau.

           : Le mot mystère 49 – le mot – La plume qui chatouille
pour le lundi 28 septembre
 

 

 

           : Le mot mystère 49 – le mot – La plume qui chatouille

pour le lundi 28 septembre

 

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la robe oubliée

par JAK

 

La petite robe oubliée

 

 

Dans une friperie vintage

 J’ai aperçu une jolie petite robe noire

J’ai imaginé sa vie et elle m’ a raconté

 


 

Tiens… voilà Margot. Je la reconnais à son pas décidé et au vrombissement de son aspirateur.

Elle va encore s'acharner sur ce placard sombre

où je croupis depuis des années. Aucune pitié. Jamais.

Voilà plus de dix ans que je végète ici, immobile, condamnée à prendre la poussière dans ce cagibi qui me sert de tombeau. Ma housse, cette prétendue protection, n'est plus qu'un lambeau usé laissant passer chaque grain de poussière qui ternit un peu plus mon tissu. Les acariens, eux, se sont installés dans mes ourlets comme dans un palace. Ils paient même un loyer... en miettes.

Je le sais, je le sens : un de ces matins de grand rangement, elle m'expédiera à la poubelle.

Pas question pour elle de me déposer chez Emmaüs , non,

Je suis trop snob, trop décolletée, trop peu chaude pour affronter l'hiver sur des épaules inconnues. C’est direct la décharge

Jadis pourtant, mon V plongeait fièrement entre ses deux seins replets...

 Ah, quelle époque !

Et pourtant, elle m'a aimée.

Oui, je peux le dire sans rougir : elle m'a adorée.

 J'étais sa complice, son arme secrète, son éclat noir.

J'en ai vu, des scènes improbables, des confidences murmurées,

 des soirées qui dérapent...

mais n'insistez pas. Je suis une robe discrète.

Même abandonnée, je ne trahirai jamais Margot.

 Une petite robe noire a son code d'honneur.

Je porte encore son parfum, malgré les bains de dégraisseur.

Je suis née dans les années 70, copie presque parfaite d'un grand couturier.

Assez parfaite pour faire illusion, pas assez pour coûter une fortune.

Je faisais tourner les têtes et grincer les dents.

 Margot, cette célibataire endurcie, fine comme un roseau, avançait avec moi comme une reine.

 Les messieurs papillonnaient,

 les épouses fulminaient.

J'étais son étendard.

Je me souviens de mon premier réveillon.

Un Cubain charmant, mais un peu trop empressé, renversa sa coupe sur moi.

J'en frémis encore. Lui aussi, d'ailleurs :

Margot lui avait lancé un regard capable de faire fondre des glaçons .

Et ce mariage de la cousine blonde où j'ai brillé de mille feux, rehaussée d'un collier de perles rares. Certaines invitées ont inspecté lesdites perles de très près.

 Fausses ou vraies pensaient-elles ?

Puis vint ce baptême... Ah, ce baptême !

 Le nourrisson, adorable mais peu délicat, m'aspergea de bouillie maison.

 

 

J'en ai gardé un parfum... particulier

J'ai souvent fini froissée à terre, jetée dans la hâte d'égarements un peu olé-olé, piétinée par des escarpins sans vergogne.

 Mais un passage chez le teinturier, et hop !

je renaissais, fraîche comme au premier jour.

 

Alors aujourd'hui, quand j'entends l'aspirateur approcher, je serre mes coutures.

Qui sait ? Peut-être que Margot aura un soudain élan de nostalgie.

Peut-être se souviendra t -elle de nos triomphes.

Ou peut-être essaiera  telle simplement de me refiler  à l’une de ces chères amies,

Dans ce cas-là, ce n'est pas la poubelle qui m'attend.

C'est la catastrophe !

 

 


J’ai failli disparaitre un jour de soldes, quand Margot a voulu me remplacer par une autre petite robe noire. Oh la traîtresse !
 Heureusement, une harpie plus rapide l’a lui a arrachée des mains.
 La fortune m’a protégée !

Alors comment je me suis-je   retrouvée ici ?

Un triste jour pour moi, grand bouleversement.
 Margot avait changé…
Elle m’abandonnât dans ce placard

Elle s’était retirée à la campagne avec ses animaux.
 Plus de soirées, plus de champagne, plus de talons !
Elle avait troqué ma compagnie contre un jogging,
Les jus de carottes, ont remplacé le champagne

Je ne lui en veux pas.
 Le temps passe pour tout le monde.

Malgré mon usure, ma poussière et mes boutons fatigués,
 Je reste fière d’avoir été unique.

Et je crâne de n’avoir jamais eu de remplaçante.

 

 

 

 

 

 

consignes Atelier d écriture  Faire parler un objet de votre choix

Les Ecrits d'Elle: Atelier no 3 du 20 septembre chez moi.

 

 

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Courir Pour des Pommes

par JAK

publié dans Chronique du jour

 

 

C’est dimanche, et j’aspire à la grasse matinée

Hélas sept heures le vrombissement d’une 308 me réveille !

C’est mon voisin qui part pour faire un chemin de randonnée :

« Courir Pour des Pommes »

Mais c’est lui qui s’est paumé

En fait,  c’est ce qu’il me relate à son retour

Un vrai parcours du combattant

 

Voili voila

Le parcours prévoyait la traversée du parc zoologique de SMLP:

 3 parcours courses, marchés producteurs,

 Le repas et le cageot de pommes à l'arrivée

Plus spectaculaire encore, tous les coureurs emprunteraient

 la célèbre passerelle, offrant un point de vue unique

et le privilège de traverser le parc zoologique.

 

Hélas rien de tout ceci n’est arrivé

C’était la Marche du grand n’importe quoi…

Grave erreur, Il ne s’est pas enregistré donc , pas de repas à l’arrivée, pas de pommes…et il était parti sans petit dej,  pour se sustenter un peu, hop un bonbon, mais celui-ci récalcitrant s’éclate sur une de ses dents,

 la canine ne résiste pas et s’envole dans un éclat…de rire

Il ne se décourage pas, un marcheur prend son rythme ils sont maintenant deux à côtoyer l’ erreur, et se trompent à un carrefour , 2km inutiles, hors circuit, reviennent sur leur pas , un ravitaillement : il n’y pas droit puisque non inscrit,

 sa salive s’active, pensant à la langue de bœuf dégustée d’hier !

  Mais bah ! il résiste il continue tout seul , rate encore une boucle

Il a fait des rencontres et perdu un bout de dent…

 Il a faim, est fatigué et rit quand même de ce grand n’importe quoi dominicale !

Le voici chez lui, devant un buffet vide, et dans le miroir le sourire qui fait peur…

Ah beauseigne,!  je compatis !

Mais n’empêche que s’il s’était inscrit,

j’aurais eu droit

 À quelques pommes☺☺☺

 

 

 

 

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