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sujet 199 milletune

par JAK

publié dans UNE IMAGE UN TEXTE

 sujet atelier écriture  mot facultatif dossier 

Milletune sujet 199 – du 5 septembre au 12 septembre

 

 

La terre se réchauffe plus vite qu’un four à pizza :

Les températures grimpent, les glaciers fondent comme des glaçons oubliés au soleil, le niveau des mers monte pour voir ce qu’il a au-dessus  des falaises, les océans deviennent tièdes, les poissons n’en demandaient pas tant !

Canicules, sécheresses, pluies diluviennes se multiplient.

 La météo joue les mauvais metteurs en scène.

Nous homos sapiens, plein d’arrogance on se mêle de tout!

Et alors, nos gaz à effet de serre et notre passion un peu excessive se propagent vitesse grand V

 

Mais bon, il y a un côté positif :

 Mes slips plus petits, sont moins chers, et surtout me tiennent moins chaud !

 Comme quoi, même dans le chaos climatique, on peut encore faire des économies.

 

Mais là-haut aux commandes, sûr qu’un énarque, lisant mon billet,

( si si si, il y en a qui s’y abonne☺☺☺)

Va pondre un dossier positif sur le réchauffement.   Comme si un rapport de 80 pages pouvait refroidir la planète ou régler la météo.

 

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l'été

par JAK

publié dans ateliers d ecriture

d' écritures consignes les mots proposés sont : été, chaleur, lumière, fêtes, famille, douceur de vivre, vacances, voyage, soleil, hamac, mer, océan  et tous les mots que vous souhaitez.

avec vos 10 doigts 

 

Étendue dans mon hamac, les pieds en éventail prêts à capter la moindre brise, bien calée comme une reine, un bestseller posé sur mon ventre en guise d’anesthésiant littéraire… je suis zen.

La zenitude olympique. La douceur de vivre dans sa version premium.

Là‑haut, le soleil joue les méchants: il ricane, il bombarde, il nous souffle une chaleur caniculaire façon sèche‑cheveux

Mais bah… on a connu pire.

On a survécu aux repas de famille, après tout.

Et justement, sous peu, la rituelle réunion familiale va nous tomber dessus comme une tradition qu’on adore autant qu’on redoute.

Les frères, les sœurs, leur marmaille qui court partout

Les cousins et cousines qu’on voit deux fois par an, mais qui arrivent en proclamant « comme si c’était hier ».

Les parents, qui vieillissent avec élégance, déambulant à petits pas, et qui réclament d’office la chambre la plus froide,

Le vieil oncle, trois poils sur le crâne, mais convaincu d’être irrésistible dans sa décapotable qui fait plus de bruit que de vitesse.

Cet été la cousine Jacqueline ne viendra pas, elle est partie en voyage faire le tour du monde pour se ressourcer

Tout ce petit monde sera aux anges de se retrouver.

Et moi, comme d’habitude, je vais leur concocter mes recettes célèbres , celles dont ils raffolent et qu’ils réclament comme si j’étais un chef étoilé.

Pendant que les jeunes iront tremper leurs petons ou construire des châteaux de sable qui s’écroulent au premier souffle, les grands s’étaleront pour bronzer, façon lézards. Les plus courageux iront peut‑être faire une brasse, pas loin, à quelques mètres, dans une mer calme

C’est l’été.

 Un océan de joie.

Et moi, dans mon hamac, je savoure déjà: 

on rira, on mangera trop, on se racontera les mêmes anecdotes…

 et on sera heureux.

 

 

 

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portrais chinois

par JAK

publié dans ateliers d ecriture

Le mot mystère 47 – le mot – La plume qui chatouille

 

tirage 47 – 9 lettres – nom masculin

E E E I C R T T L   

définitions : plusieurs sens pour un seul mot

 

le mystère restera entier jusqu’au 31 août. Un peu de repos avant de reprendre le rythme par quinzaine

à la mode portrait chinois :

Si j’étais une couleur, je serais zinzolin, pris à la lettre : personne ne sait ce que ça veut dire, mais tout le monde fait semblant

 Si j’étais un animal, je serais un tiercelet car ma célérité serait la plus efficace pour attraper ce qui m’échappe

Si j’étais une saison, je serais l’automne, acerbe et étréci, comme une lumière qui se resserre avant de mieux renaître

Si j’étais un objet, je serais une plume :  elle laisse une trace écrite, légère mais impossible à effacer.

Si j’étais un plat, je serais un matefaim, la recette préférée de ma grand-mère au parlé gaga

Si j’étais une musique, je serais Les Quatre Saisons, car c’est un concerto qui   recèle la force des contrastes, la beauté des cycles et l’intensité des émotions.

Si j’étais un lieu, je serais un jardin où régneraient céleri, persil, thym, et basilic, les ingrédients préférés de ma cuisine

Si j’étais une émotion, je serais un rire écrêté : il part fort… puis se casse en plein vol

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C'est la rentrée

par JAK

publié dans Chronique du jour

 

 

Dans ma jeunesse la rentrée des classes était le 1er octobre.

Les vacances d’été étaient plus longues dans les années 40,

youpi !  c’était le temps des vendanges chez Tonton Claude le vigneron

Traditionnellement nous alliions l’aider.

 Mais nous, les petites mains nous grappillions surtout des raisins pour notre gourmandise.

 Si bien que le soir nous étions le ventre bien rempli, et presque et un peu pompettes.

Depuis le 14 juillet nous étions en vacances, et la rentrée était loin, très loin.

Mais la rentrée garde toujours son rituel

Toujours les pleurs, toujours les copains, toujours les cartables trop lourds.

 La seule différence, c’est qu’aujourd’hui les enfants pleurent… parce qu’on leur confisque le téléphone, pas parce qu’on les laisse à l’école.

Et, j ‘imagine, si j’avais eu un smartphone à la rentrée…

J’aurais pris une photo de Tonton Claude avec un filtre

 “vendanges 1945”.

 Et surement envoyé un SMS :

 « Maman, je suis bien rentrée, je mets le couvert. »

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garçon

par JAK

Proposition n°112

Laissez libre à votre imagination en utilisant les phrases, mots, expression et thème proposés, sans les modifier.

- Phrases tremblement de terre - diminuer la consommation - une carrière prometteuse - une œuvre d’art - vaquer à ses occupations - conversations téléphoniques - garçon de café.

- Mots ou expressions : à bonne école - toucher du bois – indiquer – grenouilles – exécution.

- et/ou Thème : CANICULE

L'atelier jeux d'écriture de Nanou: Proposition n°112

 

Assise devant un verre de bière, je contemple les passants, qui s’en vont  vaquer à leurs occupations

Sur les tables autour de moi, indiscrète , j’écoute les conversations

J’imagine.

Et la divagation,  chez moi, est toujours en pleine exécution d’imaginaire,  et elle courre, courre, …

Le garçon de café plateau arrimé sur sa main ouverte, fait des vas et viens incessants, il touche du bois dans sa tête pour que rien ne s’écroule

Les clients aussi d’ailleurs, car alors qu’elle catastrophe!

On pourrait ouïr de partout,  des exclamations, des phrases tremblement de terre,

genre :

oh ce n’est pas vrai ...     en   30 ans je n’ai jamais vu çà  ...    regarde çà tombe… etc.…

Mais il n’en est rien !

 

Garçon, on le ne connais que sous ce nom, la cinquantaine, grand beau élancé, le regard farouche, il  arpente en allées et venues incessantes, tout le bistrot et la terrasse

Il a été élevé à bonne école, son père déjà exerçait le métier, et l’avait initié à cette  carrière prometteuse pensant qu’elle lui irait comme un gant

 

 

Sur une étagère,  près de la cabine  où l’on entend clairement toutes les conversations téléphoniques,   une grenouille monte et descend sur son échelle.

Elle joue à la météo, et en ce moment elle indique « canicule. »

 

L’ambiance est bonne mère, les échanges conviviaux

Et moi, savourant  mon verre , pas du genre  à diminuer la consommation, je regarde Garçon.

Je pense que cette silhouette qui circule avec légèreté, ressemble une œuvre d’art

 

 

 

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Insolite

par JAK

publié dans Chronique du jour

  

Au fond du jardin, trône mon vieux bac à compost.

 Un vétéran. Un sage. Un patriarche.

 Il reçoit mes épluchures depuis si longtemps qu’il pourrait écrire ses mémoires : « Confessions d’un bac qui en a vu passer des patates ».

En temps normal, il me remercie avec une terre fine, équilibrée,  parfaite pour mes pots de fleurs.

 Mais cette année… la canicule l’a mis en K O , tel  un biscuit oublié dans un tiroir.

Et puis, un matin de mi‑août, voilà qu’à ses pieds

 surgissent des feuilles de cucurbitacées.

Des intruses. Des clandestines. Des aventurières.

Amusée, je les laisse faire. Après tout, si la nature veut improviser, je ne vais pas l’en empêcher.

Les jours passent. Le feuillage s’étale.

Les fleurs jaunes brillent.

 Certaines fanent sans produire de fruit

Puis une vrille se dresse, ambitieuse,

 Elle grimpe sur le grillage,

elle s’exhibe, elle transforme

 ce coin fade en scène végétale

Et justement… un fruit apparaît.

Pas bien gros. Pas bien sûr de lui.

Mais là, suspendu, en plein milieu

de son ascension il me fait de l’œil

 Va‑t‑il grossir ? Mystère. Suspense.

 Je le couve du regard comme si j’attendais

le prochain épisode d’une série.

La lignée continue, escalade, s’étire, promet des fleurs,

 peut‑être d’autres fruits ?

Et moi, je reste là, admirative devant cette nature

 qui, même desséchée, même épuisée,

 trouve encore le moyen de dire : « Laissez‑moi faire, je gère. »

Pendant que les humains, eux, la remercient en l’accablant.

Demain, qui survivra le mieux ?

La cucurbitacée acrobate ou l’humanité essoufflée ?

Je parie sur la plante. Elle, au moins, ne se plaint jamais.

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