mes cartes
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ateliers écriture - scrap digital - le mondeduscrap art collage généalogie haïku^
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sujet 200 – du 12 septembre au 19 septembre – Mil et une encore…
mot facultatif violon
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Une carpe Amour, lèvres pulpeuses et déhanché aquatique,
va et vient dans son étang.
Ses petits carpillons la suivent en zigzag, jouant comme des fous, se chamaillant pour un brin d’algue filamenteuse
ou un morceau de végétal aquatique
La maman carpe, elle, garde toujours un œil interrogateur vers les bords de l’étang.
Et soudain, sacrebleu ! voilà que se pointent deux amoureux, filet de pêche en mains.
Elle fronce ses nageoires et pense qu’il ne faut pas aller plus vite que les violons… restons calmes, ce ne sont que deux tourtereaux qui s’embrassent !
Mais les baisers terminés, les voilà qui prennent la canne,
Hameçons garnis de maïs, et plouf, dans l’étang.
Les carpillons, évidemment, trouvent cet appât drôlement appétissant.
La mère carpe, affolée, rameute sa troupe :
On ne se disperse pas ! On ne touche pas ! On file !
Les amoureux, eux, restent bredouilles
. Heureusement, ils se consolent avec de longs baisers,
ce qui, au fond, arrange bien toute la famille carpe.
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mot en plus fabuleux
Sur une feuille de salade dodue, la vilaine chenille se trémoussait avec l’enthousiasme d’un gourmet
Ah, quelle aubaine, c'est fabuleux se dit-elle, cette verdure si tendre.
Je vais m’en régaler jusqu’à devenir aussi ronde qu’un petit boudin brun foncé
Elle croqua, mâchouilla, grignota.
Puis, repue, elle se roula dans son futur cocon comme si elle s’enfilait une couette
À moi la métamorphose ! déclara-t-elle,
Quelques jours plus tard, un papillon tout neuf, encore un peu groggy pointa son nez
Il battit des ailes avec l’élégance, prêt à découvrir le vaste monde…en l’occurrence le potager.
Hélas, le jardinier moustachu, à ses heures lépidoptériste, l’aperçut
Aussitôt, avec son filet délicat, il captura le papillon
Hop là, mon petit ! Direction le tableau de collection
Le papillon, résigné, se dit qu’être épinglé n’était peut‑être pas si terrible…
Pourvu qu’on lui laisse une aile, juste une, pour sauver les apparences
et rappeler qu’il avait quand même essayé de s’en sortir.
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Symphonie d’un ciel bleu
se mariant avec les oiseaux
Un murmure léger, une danse suspendue,
Où chaque battement d’aile devient une note,
Et l’horizon un souffle de liberté.
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Quelle aubaine, cette proposition sur Annie Ernaux, de cinq ans ma cadette, qui me passionne.
Je l’aime profondément.
Peut‑être qu’à travers elle, je revis mon enfance.
La vie simple des gens simples, leur force tranquille pour s’en sortir.
Les filles sérieuses
Son premier parcours chez les sœurs
Les armoires vides
Les cabinets au‑dessus de la rivière.
Ses petites photos aux bords dentelés.
Et cet immense regret de ne jamais pouvoir connaître un jour ces fragments intimes - ce Journal secret qu’elle a interdit de publier de son vivant.
Mais je les imagine.
Et à ma manière, j’ai écrit ma vie,
J’ai retracé mon enfance vie grâce à l’album de famille de mes parents,
si précieux , qui a fait jaillir tant de souvenirs.
Je m’arrête là dans mes confidences, car je n’ai pas son talent pour dire les choses.
Alors je me replonge dans la lecture de ses livres.
C’est ma façon de vivre un peu à ses côtés.